Comment un régime pauvre en glucides peut favoriser le cancer colorectal

paultensor
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Adopter une alimentation très pauvre en glucides pourrait augmenter la capacité de certaines bactéries pathogènes du microbiote intestinal à exercer leurs effets cancérigènes.

Vous souhaitez perdre du poids ? Réfléchissez bien avant de choisir votre régime. Car si vous optez pour une réduction drastique des glucides (fruits, pommes de terrepommes de terre, bléblé, riz, maïs, lentilleslentilles, haricots secs…), comme le préconise le très en vogue régime cétogène et plus généralement les régimes « low carb », vous pourriez augmenter votre risque de cancer colorectal, à en croire une nouvelle étude publiée dans la revue Nature.

Trois types de régimes au banc d’essais

Pour mettre leur découverte en évidence, les chercheurs ont soumis des souris à trois types de régimes : normal (suivant les recommandations nutritionnelles classiques), « occidental » (riche en viande, glucides, pauvre en fruits et légumes…) ou « low carb » (pauvre en glucides).

Ils ont en parallèle introduit dans l’intestin des rongeursrongeurs trois types de bactéries : Bacteroides fragilis, Helicobacter hepaticus ou Escherichia coliEscherichia coli productrice de collibactine. Ces souches sont naturellement présentes dans le microbiote intestinal humain, mais dans certaines conditions, elles peuvent avoir un effet procancer en endommageant l’ADN des cellules épithéliales intestinales.

Moins de fibres = cellules du côlon exposées aux génotoxiques microbiens

Après 16 semaines, les scientifiques ont compté le nombre de polypes apparus sur la paroi du côlon des souris.

Verdict : chez les souris soumises à un régime low carb qui avaient reçu E. coli, les chercheurs ont retrouvé un nombre nettement plus important de polypes et de tumeurstumeurs du côlon.

On sait que E. coli sécrète une substance génotoxiquegénotoxique appelée « collibactine ». Comme le régime pauvre en glucides a entraîné une diminution de l’épaisseur de la couche muqueusemuqueuse protectrice de la paroi du colon, la collibactine a pu atteindre les cellules intestinales, endommager leur ADN et provoquer leur cancérisation. Ce micro-organisme est retrouvé dans 60 % des cancerscancers colorectaux.

Si ces résultats doivent encore être confirmés par des expérimentations chez l’Homme, ils soulignent l’importance d’une alimentation riche en fibres pour être protégé contre le cancer colorectalcancer colorectal. Celles qui sont présentes dans les céréalescéréales, les fruits et les légumes sont particulièrement bénéfiques.

 

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