Il arrive fréquemment que des « diables de poussière » – des « dust devils » comme les appellent les astronomesastronomes – s’élèvent du sol martien. Ces colonnes d’airair chaud tourbillonnantes qui ramassent des poussières sur leur passage ont déjà été observées à plusieurs reprises par les astronomes. Pour la première fois par les orbiteurs VikingViking (NasaNasa), dans les années 1970. En 2021, Perseverance a même enregistré les sons qu’ils produisent.
Mais quand on sait que capturer une image de l’un de ces diables de poussière reste une question de chance — parce que les scientifiques ne savent pas prédire où et quand ils apparaissent –, on comprend à quel point les images renvoyées fin janvier par le roverrover de la Nasa sont précieuses. Elles montrent en effet l’un de ces immenses diables de poussière en train d’en engloutir un autre, plus petit.
De l’importance d’étudier les diables de poussière
PerseverancePerseverance se trouvait à environ un kilomètre de la scène, sur le bord du cratère Jezero. Le plus grand des diables de poussière mesurait alors quelque 65 mètres de large. Le plus petit ne dépassait pas les cinq mètres. Les images montrent que c’est plutôt lui qui précipite sa perte. Mais pour ceux qui seraient tout de même attendris par cette disparition qui semble tragique, sachez que, quoi qu’il en soit, sur la Planète rouge, les tourbillonstourbillons de poussière ne durent qu’environ 10 minutes.
Au-delà du spectacle offert à nos yeuxyeux, l’étude de ces diables de poussière renseigne sur la direction et la vitessevitesse des ventsvents. Des informations précieuses pour qui veut comprendre la météométéo martienne. Les chercheurs rappellent par ailleurs que le phénomène est responsable d’à peu près la moitié de la poussière présente dans l’atmosphèreatmosphère de la planète Mars.