Est-il possible d’acheter des roses « écologiques » pour la Saint-Valentin ? Pas vraiment, la production et le transport des roses à cette époque de l’année est difficilement compatible avec l’écologie, mais il existe des roses moins néfastes à l’environnement que d’autres.
En France, les rosiers fleurissent naturellement au printemps et au début de l’été. Lorsque nous offrons des roses à la Saint-Valentin, le 14 février, celles-ci proviennent donc de l’étranger.
La plupart des roses offertes pour la fête des amoureux proviennent de l’est de l’Afrique et d’Amérique du Sud : Kenya, Éthiopie, Colombie et Équateur en particulier. Pour être maintenues durant leur long voyage, ces roses sont réfrigérées et pulvérisés de produits chimiques, autant dire, rien de bon au niveau écologique. D’un autre côté, certaines roses arrivent à être cultivées bien plus près de chez nous au cours de l’hiver, aux Pays-Bas. Mais pour grandir et fleurir à cette époque de l’année, avec plusieurs mois d’avance par rapport à leur cycle naturel, les roses des Pays-Bas sont cultivées dans un entrepôt chauffé, en utilisant de nombreux pesticides.
Quelles sont les roses les plus écologiques ?
Contrairement aux aliments que nous achetons, l’origine des roses et les produits utilisés pour les cultiver ne nous intéressent en général pas : presque personne ne se soucie de la manière dont elles ont été produites car nous ne les mangeons pas.
Mais au niveau environnemental, quelle est la meilleure des solutions entre les deux types de production ? Selon l’université de Coventry en Angleterre, les roses cultivées en entrepôts aux Pays-Bas sont en fait plus néfastes à l’environnement que celles qui viennent de l’autre bout du monde ! La lumièrelumière artificielle, chaleurchaleur et climatisationclimatisation émettent bien plus de gaz à effet de serre que le voyage des roses africaines et américaines. Chaque rose des Pays-Bas émet 2,91 kgkg de CO2 en moyenne dans l’atmosphère, contre 0,5 kg de CO2 pour une rose du Kenya. Dans les deux cas, des millions de roses périront avant d’être vendues, un gâchis environnemental énorme.