des images rares dévoilent les premières aventures des oursons polaires

paultensor
Lecture en 5 min
À propos des liens affiliés : Sur ce site, certains liens sont affiliés. Cela signifie que si vous cliquez et effectuez un achat, je peux recevoir une petite commission, sans frais supplémentaires pour vous. Je m’engage à recommander uniquement des produits et services que j’ai testés ou qui reflètent des standards de qualité élevés. Ces contributions me permettent de maintenir ce site et de continuer à partager du contenu qui vous est utile. Merci pour votre confiance et votre soutien !

Le réchauffement climatique et, plus largement, les activités humaines mettent en danger les ours polaires. Pour trouver les moyens les plus efficaces de les protéger, des chercheurs les ont observés pendant presque dix ans. Voici ce qu’ils ont découvert.

Aujourd’hui 27 février, c’est la Journée internationale de l’ours polaire. Et ce n’est pas un hasard si cette date a été choisie. C’est parce qu’elle coïncide avec le moment où les femelles et leurs oursons commencent à sortir de leurs tanières sur la banquise arctique. Cette année, c’est l’occasion rêvée pour une équipe internationale de chercheurs de partager avec nous les images capturées pendant près de dix ans par pas moins de 13 pièges photographiques installés au Svalbard (Norvège).

Si ces images sont tellement émouvantes, c’est qu’elles restent rares. Car les femelles ours polairesours polaires ont tendance à construire leurs tanières sous la neige. Dans des zones reculées, qui plus est. Sans doute parce qu’elles savent que cette période passée en tanière est l’une des plus délicates pour leurs petits. Mais l’objectif des chercheurs, bien sûr, va au-delà de la mignonnerie. Les nouveaux outils qu’ils présentent dans le Journal of Wildlife Management – aussi bien des pièges photographiques que des colliers GPSGPS – doivent aider la communauté des scientifiques à mieux comprendre le comportement des ours polaires de l’Arctique. Et comment celui-ci évolue avec le changement climatiquechangement climatique et les activités humaines qui empiètent de plus en plus sur le territoire de ces animaux emblématiques. Le tout pour améliorer les moyens de protection des oursons.

Les premiers mois de la vie des oursons polaires

Car c’est bien d’eux que dépend la survie de l’espèce classée « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICNUICN). Depuis la mise en œuvre de premières mesures de protection dans les années 1970, leur population est remontée à quelque 26 000 individus. Mais les ourses polaires ont de plus en plus de difficultés à se reproduire en raison des changements climatiques et de l’expansion de l’empreinte humaine vers leur territoire. Les oursons, eux, sont moins de 50 % à atteindre l’âge adulte.

Rappelons que les oursons naissent généralement aux alentours du Nouvel An. Ils naissent aveugles et sans poils, ne pesant pas plus d’un demi-kilo. D’où leur extrême fragilité. Mais ils grandissent vite en tétant le lait de leur mère, riche en matièrematière grasse. Au moment de quitter la tanière – entre février et avril, selon l’endroit de l’Arctique où ils vivent – ils pèsent déjà environ 10 kilos. Soit 20 fois plus qu’à leur naissance. C’est spectaculaire !

Protéger avant tout les zones à tanières

Les chercheurs précisent ainsi aujourd’hui que les ours polaires du Svalbard semblent commencer à émerger de leurs tanières plus tôt que ce qui avait été enregistré précédemment. Vers le 9 mars. C’est potentiellement inquiétant, car les oursons plus jeunes seront plus en danger et moins armés pour survivre sur la banquise.

Les chercheurs racontent aussi que les ours sortent d’abord de leurs tanières de manière épisodique. Pour des séquences allant de moins d’une minute à quelques heures. Lorsqu’ils se décident à définitivement quitter leur cocon, ils restent tout de même à proximité pendant plusieurs jours. Parfois jusqu’à un mois. Quant aux oursons, ils restent fortement dépendants de leurs mères. Et ne s’aventurent que moins de 5 % du temps à l’extérieur sans elle.

Un ours polaire affamé perdu à des centaines de kilomètres de la banquise

Toutes ces observations renforcent les certitudes des scientifiques en matière de conservation de l’espèce. Les oursons ont besoin d’une période d’acclimatation lorsqu’ils sortent de la tanière. Il pourrait donc être tout particulièrement intéressant, pour assurer la survie des générations futures d’ours polaires, de protéger à l’avenir tout particulièrement les zones de mise basmise bas.

Partager cet article