La couleur de Mars révèle un indice majeur sur l’eau et les conditions pour la vie dans le passé

paultensor
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Une étude rendue publique aujourd’hui remet en question l’idée que Mars ait toujours été une planète sèche et montre que ses caractéristiques rouges sont potentiellement le résultat d’une interaction avec de l’eau. Cela ouvre de nouvelles perspectives pour l’exploration et la compréhension des conditions passées sur Mars, en relation avec la possibilité de vie.

Mars est souvent appelée « la Planète rouge », un nom qui renvoie à sa couleur distincte visible depuis la Terre. Cette couleur provient de minérauxminéraux de fer rouillés présents dans la poussière de la planète. En effet, la rouille se forme lorsqu’un métal, comme le fer, réagit avec de l’eau. Pendant des milliards d’années, ce matériau rouillé – l’oxyde de fer – s’est décomposé en poussière et s’est répandu sur la surface martienne sous l’effet des ventsvents, un processus qui se poursuit encore aujourd’hui.

Traditionnellement, les études avaient conclu que la rouille martienne était principalement de l’hématitehématite, formée dans des conditions sèches. Cependant, la chimiechimie exacte de la rouille martienne a fait l’objet d’intenses débats, car la manière dont elle s’est formée offre un aperçu précieux des conditions environnementales de Mars à l’époque.

Aujourd’hui, cette compréhension est remise en question. Une étude récente montre que notre vision de la couleur rouge de Mars pourrait être incomplète et que l’histoire de sa poussière pourrait être bien plus riche en eau que prévu. Selon cette étude, la couleur de Mars serait due à des oxydes de fer contenant de l’eau, notamment de la ferrihydrite, qui se forme en présence d’eau froide. Cela suggère que certaines formes de rouille sur Mars se sont formées à une époque où l’eau était effectivement présente à la surface.

Reproduire les minéraux observés sur Mars

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont combiné des données provenant des missions de l’Agence spatiale européenneAgence spatiale européenne (ESA) et de la NasaNasa avec des expériences en laboratoire. En utilisant différents types d’oxydes de fer, ils ont réussi à créer des répliques de la poussière martienne. En mélangeant la ferrihydrite avec du basaltebasalte, ils ont pu reproduire les minéraux observés sur Mars. L’auteur principal de l’étude, Adomas Valantinas, post-doctorant à l’université Brown, aux États-Unis, souligne : « Mars est toujours la Planète rouge. C’est juste que notre compréhension de la raison pour laquelle elle est rouge a été transformée. La principale implication est que, comme la ferrihydrite n’a pu se former qu’en présence d’eau, Mars a rouillé plus tôt qu’on ne le pensait. De plus, la ferrihydrite reste stable dans les conditions actuelles sur Mars. »

Ces résultats ont des répercussions majeures sur notre compréhension de l’habitabilité de Mars. Si la ferrihydrite ne peut se former qu’en présence d’eau, cela renforce l’idée que la Planète rouge a effectivement connu des conditions propices à la vie, au moins à une période de son histoire, ce qui a été suggéré par de nombreuses autres études et données.

Ainsi, l’étude récente remet en cause l’idée selon laquelle Mars aurait toujours été une planète sèche et montre que ses caractéristiques rouges sont potentiellement le résultat d’une interaction avec de l’eau. Ces découvertes ouvrent de nouvelles voies pour l’exploration martienne et la compréhension des conditions passées de la planète, en lien avec la possibilité d’une vie extraterrestre.

Les chercheurs attendent les résultats de futures missions sur le sol martien, notamment le rover Rosalind Franklin d’ExoMars 2028 de l’ESA et le retour d’échantillons martiens qui pourraient confirmer la présence de ferrihydrite et de mieux comprendre l’histoire de l’eau sur Mars.

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