Des scientifiques ont découvert le facteur aggravant numéro un des feux des forêts

paultensor
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La multiplication de feux de forêts extrêmes ces dernières années est un phénomène qui résulte de multiples facteurs, pas toujours encore compris. Une nouvelle étude publiée dans Science Advances explique le rapport complexe entre le feu, le climat, la végétation et la fumée.

En Californie, au Canada, ou encore en Grèce, les gigantesques incendies ont tous un point commun : ils ont connu un développement explosif qui leur a permis de ravager de très vastes zones en l’espace de quelques jours seulement.

La foudre risque de déclencher de plus en plus de feux

Quand ils ne sont pas directement causés par la main de l’Homme, les feux naturels sont en général causés par la foudre. Or, le réchauffement climatique n’a pas pour seule conséquence d’augmenter les températures, il démultiplie aussi le nombre d’éclairs selon les auteurs de l’étude. Pour chaque degré de réchauffement supplémentaire, la foudre augmente de 1,6 %. Ce pourcentage est bien entendu une moyenne mondiale, avec des zones bien plus concernées que d’autres, comme l’est des États-Unis, le Kenya, l’Ouganda et l’Argentine. Davantage de foudre entraîne forcément davantage de risques de feux de forêts : rappelons que les méga-feux du Québec de l’été 2024 ont démarré à cause de la foudre, avant d’être aggravés par les températures.

L’état de la végétation, le facteur aggravant le plus important

La foudre joue donc un rôle certain dans le déclenchement de certains des plus grands feux de la Planète, mais les auteurs de l’étude affirment que l’état de croissance de la végétation est le facteur aggravant le plus important de nos jours. La modification du cycle de l’eau causée par le réchauffement climatique a un impact sur la végétation : certaines zones sont frappées par la sécheressesécheresse, quand d’autres sont submergées par des pluies diluviennes. D’autres zones encore alternent entre ces deux états, c’est le cas de la Californie.

Dans cet État du sud des États-Unis, la méga-sécheresse, qui durait depuis le début des années 2000, a été suivie de trois ans de pluies anormalement intenses entre 2021 et 2023. En 2024, le temps s’est asséché et la sécheresse a de nouveau commencé à s’installer. Entre-temps, la végétation a été boostée par la pluie, avec une croissance et une propagation exceptionnelle des espècesespèces classiques comme des espèces invasives.

Dans ce contexte, le moindre déclenchement d’incendie a mené à une situation explosive.

Pour chaque degré de réchauffement supplémentaire, la surface brûlée augmente de 14 % par an. Encore une fois, derrière cette moyenne mondiale se cachent de grandes différences. Ainsi, les zones les plus à risque sont l’ouest de l’Amérique du Nord, le sud et le centre de l’Afrique, Madagascar, l’Australie et une partie des pays méditerranéens. Rien d’étonnant puisque ce sont justement les zones qui ont le plus connu d’incendies ces dernières années.

Les feux vont permettre à des zones de se réchauffer… moins vite !

La multiplication de ces feux de forêts aura aussi une conséquence inattendue selon les auteurs de l’étude : les zones qui seront régulièrement recouvertes par les nuages de fumée des incendies (sans être directement touchées par les incendies eux-mêmes) vont moins se réchauffer que les autres.

À force d’être plongées dans la fumée, ces zones recevront moins de rayonnement solairerayonnement solaire, et un microclimatmicroclimat moins chaud va se mettre en place.

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