cette invention qui pourrait tout changer !

paultensor
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Imaginez que nous puissions absorber le CO2 de l’atmosphère comme une éponge absorbe l’eau. Et le transformer ensuite en carburant – et bien d’autres produits. C’est ce que promet aujourd’hui une équipe de chercheurs grâce au réacteur à énergie solaire qu’elle a développé.

Du dioxyde de carbonedioxyde de carbone (CO2), il y en a beaucoup dans notre atmosphèreatmosphère. Beaucoup trop. Alors certains ambitionnent tout bonnement d’en éliminer une partie grâce à des technologies de capture. Avec l’idée, ensuite, de séquestrer ce CO2, notamment dans les profondeurs de la Terre ou de ses océans. Le gouvernement britannique a, par exemple, récemment alloué un financement de 22 milliards de livres sterling au secteur, soit plus de 25 milliards d’euros. Mais l’idée ne fait pas l’unanimité.

Pour sauver notre climat, nous allons devoir séquestrer le CO₂ au moins pour 1 000 ans !

Parce que les technologies de capture et de stockage du carbone (CCS) sont gourmandes en énergie. D’autant qu’elles supposent généralement un transport du CO2 capté jusqu’au site de stockage. L’autre souci, c’est que ces technologies coûtent encore cher, pour l’instant. Et qu’il persiste des doutes quant à la sécurité du stockage géologiquestockage géologique du CO2. Enfin, et peut-être surtout, parce que « le CCS fournit une excuse pour continuer à brûler des combustibles fossiles, qui sont à l’origine de la crise climatique », souligne Erwin Reisner, professeur à l’université de Cambridge (Royaume-Uni), dans un communiqué.

Capturer le CO2 pour en faire quelque chose

« Par ailleurs, mettre en œuvre des technologies de CCS revient à stocker indéfiniment – au moins pour 1 000 ans, selon une récente étude – du CO2 sous pression, sans aucune utilité pour personne. Alors, si au lieu de pomper le dioxyde de carbone sous terre, nous en faisions quelque chose d’utile ? » C’est la question que s’est posée son équipe. Il est en effet connu que le CO2 peut être transformé en produits chimiques utiles. Reste à réussir à le faire sans nuire toujours plus à notre environnement.

Pour cela, les chercheurs ont choisi de s’inspirer de la façon dont les plantes convertissent la lumière du soleil en nourriture : la photosynthèse. Ainsi, le système développé par l’équipe capte directement le CO2 dans l’air et le convertit en gazgaz de synthèse. Sans autre apport d’énergie qu’un soleil qui brille.

Comment ça marche ? C’est la nuit que le système capte le CO2 dans l’air. Grâce à des filtres dédiés et un peu comme une éponge absorbe l’eau. La journée, la lumière du soleil – sa partie infrarougeinfrarouge en tout cas – réchauffe le gaz capturé dans le réacteur. En absorbant le rayonnement ultravioletultraviolet, une poudre semi-conductrice lance la réaction chimiqueréaction chimique qui convertit le CO2 en gaz de synthèse. Pour rendre le processus plus efficace, un miroirmiroir est prévu pour concentrer la lumière reçue du soleil. Le tout avec une approche que les chercheurs présentent comme « beaucoup plus facile à mettre en œuvre que les dispositifs solaires existants ».

Un réacteur qui fonctionne à l’énergie solaire

Le gaz de synthèse ainsi produit peut être converti en carburant liquideliquide susceptible d’alimenter des voituresvoitures ou des avions. Le tout avec un bilan carbone nul. Les chercheurs imaginent même que chacun pourrait à l’avenir ainsi produire, presque dans son jardin, le carburant dont il aurait besoin. À partir du CO2 présent dans l’air environnant. « Un modèle d’économie circulaireéconomie circulaire. »

Pour que cela devienne réellement possible, l’équipe travaille à une version à plus grande échelle de son réacteur. Les tests devraient commencer dès le printemps. Et déjà, la branche de commercialisation de l’université de Cambridge s’est emparée de la découverte. D’autant que, outre la production de carburant, la technologie pourrait permettre de transformer le CO2 en de nombreux produits utiles à l’industrie chimique ou pharmaceutique. Ou encore d’assurer un approvisionnement en énergie fiable pour les régions.

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