Malgré les recommandations de prudence lors de la saison hivernale, chaque semaine ou presque, des skieurs perdent la vie dans les avalanches. Les accidents sont aussi classiques que tragiques, mais ce qu’il s’est passé le 10 février 1970 est un événement exceptionnel que personne n’avait pu imaginer.
Début févier 1970, la neige était tombée de manière abondante pendant plusieurs jours : vers 8 heures du matin, le 10 février de cette année-là, une avalanche majeure se déclenche à 2 900 mètres d’altitude, depuis la pointe du Front, dans la station de Val d’Isère. La neige dévale la montagne et finit sa course sur le centre UCPA (Union des Centres Sportifs de Plein AirAir) dans la vallée, à proximité du village.
Archive télévisée de la catastrophe survenue à Val d’Isère. © INA Actu
La majorité des 194 jeunes se trouvent alors dans la salle à manger, pour le petit-déjeuner. La catastrophe est si soudaine qu’elle est inévitable : la grande baie vitrée du bâtiment explose : 39 jeunes (enfants et adolescents) meurent sous l’immense massemasse de neige ; 37 autres sont blessés, dont certains grièvement. Cela reste l’avalanche la plus meurtrière depuis 250 ans en France.
Les images d’époque su bâtiment UCPA dévasté par la neige. © British Pathé
Un drame qui a mené à une meilleure étude des avalanches
Le choc psychologique que le drame a généré a été tellement fort que la prise de conscience du danger lié aux avalanches a ensuite changé. Le centre UCPA a été reconstruit différemment, avec une protection paravalanches composée, entre autres, de mursmurs en béton armésbéton armés.
C’est aussi à la suite de cette catastrophe que l’Anena (l’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches) a été créée.