Des espèces humaines, il y en a eu de toutes les tailles au cours de l’évolution. Mais une équipe de chercheurs vient cependant de découvrir la plus petite : de nouveaux ossements révèlent que Paranthropus robustus ne mesurait en effet qu’un petit mètre il y a 2 millions d’années.
Lorsque le squelette fossilisé de Lucy a été découvert en 1974, les chercheurs ont été surpris de sa petite taille. Avec ses 1,10 mètre seulement, il indique que l’espèceespèce primitive AustralopithecusAustralopithecus afarensis ayant vécu en Afrique il y a 3,18 millions d’années était nettement plus petite qu’Homo sapiens. Depuis, on sait que cette petite taille n’est pas forcément liée à un caractère ancestralcaractère ancestral. Des ossements découverts sur l’île indonésienne de Florès en 2003 ont en effet révélé la présence il y a seulement 100 000 ans d’une espèce isolée du genre HomoHomo (Homo floresiensis) ne mesurant qu’entre 1 mètre et 1,10 mètre à l’âge adulte.
Paranthropus robustus : 1 mètre pour 27 kilos !
Une nouvelle étude révèle de plus que les espèces humaines naines seraient d’ailleurs plus nombreuses qu’on ne le pensait. Des chercheurs ont en effet trouvé des os fossilisés ayant appartenu à un adulte Paranthropus robustus mort il y a 2 millions d’années. Une hanche gauche, un fémurfémur et un tibiatibia ont ainsi été analysés et ont permis de suggérer que cette jeune femelle ParanthropusParanthropus ne devait pas mesurer plus de 1,03 mètre et ne peser que 27 kilos.
Les détails sont donnés dans la revue Journal of Human Evolution. Jusqu’à présent, cette espèce restait relativement mystérieuse en raison du très faible nombre de fossilesfossiles retrouvés. Cette découverte permet donc d’en dresser un portrait plus précis, mais également de mieux comprendre comment elle se déplaçait. L’analyse des ossements laisse ainsi penser que Paranthropus robustus se déplaçait sur ses deux jambes, mais était également très habile pour grimper aux arbresarbres, certainement pour chercher à manger… ou échapper aux prédateurs.
Car l’observation détaillée des os suggère que l’individu en question a certainement servi de repas à un léopardléopard, comme l’indique la présence de marques de crocs.
Une petite taille encore inexpliquée
À l’heure actuelle, les chercheurs ne savent pas expliquer pourquoi cette espèce était si petite. Il est possible que ces mensurations ne soient que le reflet d’une variation de corpulence naturelle au sein de l’espèce. Mais elles peuvent également être liées à des contraintes environnementales, comme l’accès aux ressources alimentaires. Pour éclaircir cette question, il sera nécessaire de trouver et d’analyser d’autres ossements de Paranthropus robustus.