Certaines choses dans notre environnement ont de quoi nous rendre dingues. Littéralement. Et des chercheurs ont fait le point sur la question.
La santé mentale. Elle a été déclarée « grande cause nationale 2025 ». Parce que selon les chiffres officiels, quelque 13 millions de personnes présentent un trouble psychique chaque année dans notre pays. Et même plus de la moitié des Français déclarent avoir été en souffrance psychique au cours des douze derniers mois. La méta-analyse publiée par des chercheurs de l’université de Géorgie (États-Unis) arrive donc à point nommé.
Ce qui influe sur notre santé mentale dans notre environnement
Des études avaient déjà mis en avant le lien entre certains facteurs environnementaux et le risque de démence. Mais les chercheurs ont cette fois voulu déterminer – sur la base de travaux utilisant des facteurs environnementaux mesurés objectivement uniquement – la contribution plus exacte desdits facteurs. Dans la revue Ageing Research Reviews, ils notent ainsi que :
- vivre à proximité d’axes routiers importants est associé à un risque de démence accru d’environ 10 % ;
- l’exposition aux particules fines dans l’airair, générées par les véhicules et les émissionsémissions industrielles, augmente le risque de 9 % ;
- l’exposition au protoxyde d’azoteprotoxyde d’azote – le gazgaz hilarant aussi émis par l’agricultureagriculture et l’industrie chimique – fait grimper le risque de 10 % ;
- la pollution sonore est, quant à elle, associée à un risque accru d’environ 9 %.
Les chercheurs notent aussi heureusement que :
- vivre dans un environnement qui inclut des espaces verts ou bleus – comme des parcs ou des plans d’eau, naturels ou artificiels – réduit le risque de démence d’environ 6 % ;
- vivre dans un environnement qui permet de se déplacer à pied protège aussi la santé mentale ;
- tout comme vivre dans un environnement qui donne accès à des commodités de type commerces d’alimentation, soins, etc.
Des données objectives pour une meilleure planification urbaine
Les chercheurs espèrent que ces chiffres aideront à orienter les plans d’urbanisme vers des projets qui créeraient davantage de communautés favorisant la santé mentale des habitants. Ils espèrent aussi encourager à l’avenir de nouveaux travaux qui privilégieront les mesures objectives – et non des autodéclarations – des influences environnementales sur la cognition et le risque de démence.