Ce fossile est si bien conservé qu’il raconte une scène de vie d’il y a 15 millions d’années

paultensor
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C’est une découverte suffisamment rare pour qu’elle soit mentionnée : des paléontologues ont découvert des fossiles de poissons dans un état de préservation exceptionnel. Le niveau de détails est tel qu’il a permis de reconstruire une vue d’ensemble de tout un écosystème aquatique datant de 15 millions d’années.

Squelette au complet, écailles, organes et même restes du dernier repas dans l’estomacestomac… Ces fossiles de poisson datant de 15 millions d’années découverts en Australie sont particulièrement exceptionnels et représentent de véritables mines d’informations pour les paléontologuespaléontologues. L’analyse des fossiles a même permis de déterminer la coloration que possédaient les poissons de leur vivant, c’est une première !

Un autre fait remarquable est que ces fossiles de poissons ont été retrouvés parmi un vaste ensemble de plantes et d’insectes fossilisés, permettant d’avoir un aperçu très complet de ce à quoi ressemblait cet écosystème d’eau douce du Miocène.

Un écosystème complet exceptionnellement fossilisé

Cette préservation exceptionnelle (on parle de formation Lagerstätte) a ainsi permis aux chercheurs de mieux comprendre le mode de vie de ces poissons, qui font partie de la famille des Osmeriformes, dont certains représentants peuplent les actuelles rivières d’Australie. Jusqu’à présent, il était d’ailleurs compliqué de savoir quand les premières espècesespèces de cette famille étaient arrivées sur ce territoire et comment elles avaient évolué au fil du temps. Ces nouveaux fossiles devraient permettre d’éclaircir ces questions.

Ces poissons (de l’espèce Ferruaspis brocksi) semblent ainsi avoir été des opportunistes, se nourrissant principalement d’invertébrésinvertébrés comme le révèle le contenu de leurs estomacs dans lesquels ont été retrouvés des ailes d’insectes, des larveslarves de mouches et un fragment de coquillage ! L’étude détaillée des fossiles a également révélé la présence de parasitesparasites sur leur corps : de jeunes moules ont en effet été identifiées au niveau des branchiesbranchies et de la queue des poissons.

L’ensemble des informations recueillies et présentées dans la revue Journal of Vertebrate Paleontology montrent que cette région des plateaux centraux en Australie possédait certainement un climatclimat tempéré, des forêts tropicalesforêts tropicales humides et une faunefaune et flore très abondante il y a 15 millions d’années.

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