la grande purge de la science américaine a commencé !

paultensor
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La purge a-t-elle commencé à la Nasa ? Les premiers licenciements ont eu lieu, mais ils sont pour l’instant anecdotiques et surtout symboliques. Sur les 23 employés mis à la porte, on compte la scientifique en chef de l’agence. Derrière tout ça, une ambiance de terreur pour faire passer la pilule plus facilement ?

Motivé par Elon MuskElon Musk et son département chargé d’auditer l’efficacité gouvernementale pour Donald Trump, le DOGE, l’administration américaine enchaîne les fermetures d’agences fédérales et les coups de rabot dans les budgets de l’État, avec une certaine insistance dans la purge du milieu scientifique. Après 800 employés licenciés au sein de l’agence de la météométéo, la NOAA, la menace pèse sur la Nasa.

Plusieurs bureaux fermés

L’agence spatiale américaine va déjà fermer deux bureaux. Le premier bureau traite des questions de technologie, de politique et de stratégie (OTPS) et héberge notamment l’économiste en chef de la Nasa et le directeur technique. Le rôle de l’OTPS est surtout de proposer une vision transversale à tous les départements de la Nasa sur ces questions, et notamment d’en discuter avec les partenaires à l’international.

Le second bureau est celui de la scientifique en chef Katherine Calvin, spécialiste du climat et membre du GiecGiec. Le but de ce bureau (OCS) était de conseiller la direction de la Nasa sur les intérêts scientifiques des programmes menés par l’agence.

Enfin, l’agence va fermer une partie du bureau dédié aux questions d’inclusivité, de diversité et d’accessibilité. Suivant la politique transphobe et homophobe du gouvernement américain Trump, les employés en charge de l’inclusivité et de la diversité au sein de l’agence sont limogés, comme c’est déjà le cas dans de nombreuses agences fédérales.

La science en danger à la Nasa ?

La fermeture des bureaux OTPS et OCS est bien entendu symbolique. D’une part, ces instances sont vues par Donald Trump et Elon Musk comme inutiles, redondantes et comme une surcharge administrative trop coûteuse. L’OCS avait d’ailleurs déjà été fermé entre 2005 et 2011. D’autre part, le limogeage de la scientifique en chef annonce la couleur sur la vision des sciences à la Nasa par la Maison Blanche, à l’heure où courent de folles rumeurs.

C’est une situation de stressstress pour les scientifiques de la Nasa, tétanisés à l’idée de perdre leur emploi ou leurs programmes. Une solide rumeur de coupe de 50 % du budget de l’agence dédié à la science se propage de plus en plus, bien que non vérifiée et démentie par la Nasa. Le budget est en cours de discussion, mais l’administration Trump compte bien procéder à de plus grands licenciements.

Les grands programmes dans le brouillard

Dans son discours d’inauguration, Donald Trump visait clairement Mars dans l’idée d’y « planter le drapeau américain », il a récemment confirmé que ce n’était plus une « top priorité ». De son côté, Elon Musk qualifie la Lune de « distraction », un commentaire suggérant de faire une croix sur le programme Artemis et d’aller directement sur la Planète rouge. Mais il semblerait que le programme lunaire tienne bon.

Seul le Space Launch System (SLS) est très menacé, critiqué depuis longtemps pour son coût exorbitant, mais il est actuellement le seul moyen pour les États-Unis d’accéder à la Lune pour leurs astronautesastronautes. Le SLS sera-t-il progressivement remplacé par StarshipStarship après Artemis III, la mission du retour sur la Lune des astronautes américains ? Ou sera-t-il mis à la retraite plus tôt si la Nasa décide d’annuler la mission habitée orbitaleorbitale Artemis II et d’accélérer les plans ?

Autre programme coûteux pour la Nasa : l’ISSISS, également remise en cause par Elon Musk, mais bien plus complexe à annuler, car les États-Unis y sont partenaires avec le Canada, le Japon, l’Agence spatiale européenneAgence spatiale européenne (ESA), et même la Russie ! Si les États-Unis souhaitent toujours se rapprocher de la Russie sur le plan géopolitique, au détriment de l’Ukraine, l’ISS demeure la meilleure opportunité.

Une grande bataille à venir

Pour l’instant, les licenciements prévus à la Nasa ne concernent pas les missions. L’agence s’était bien défendue lors de l’annonce d’une première vaguevague de licenciements il y a quelques semaines quand les équipes de Musk voulaient mettre à la porteporte la plupart des jeunes ingénieurs de l’agence, sous prétexte qu’ils étaient en période probatoire.

La Nasa reste très appréciée des Américains, dont le potentiel de sa main-d’œuvre est très stratégique car l’agence spatiale regroupe de nombreuses compétences, qui risquent d’être perdues pour les États-Unis en cas de licenciement à l’aveugle. La Nasa pourrait donc avoir la chance de se battre sur chaque licenciement et chaque coupe budgétaire souhaitée par l’administration Trump, un luxe aujourd’hui chez les scientifiques américains…

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