En faisant baisser la pollution atmosphérique, nous avons sali le « miroir Terre »

paultensor
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Depuis quelques décennies, nous chargeons l’atmosphère de notre Terre de gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur et font grimper les températures. Le phénomène est malheureusement désormais bien connu. Mais des chercheurs nous parlent aujourd’hui d’un autre phénomène qui participe au réchauffement. Celui du « miroir sale ».

La Terre, même si nous n’avons pas l’habitude de l’envisager sous cet angle, est un peu comme un immense miroirmiroir. Elle réfléchit vers l’espace le rayonnement qui lui arrive de notre SoleilSoleil. Une partie en tout cas. Et c’est ainsi qu’un équilibre s’est naturellement créé. Que la température sur notre Planète est restée depuis longtemps dans une fourchette propice au développement de la vie.

Des nuages moins brillants dans notre ciel

Les scientifiques l’ont démontré. Nos émissionsémissions de gaz à effet de serre fragilisent cet équilibre. Parce que le dioxyde de carbone (CO2), par exemple, a tendance à retenir la chaleurchaleur dans l’atmosphère. Mais une équipe de l’université de Reading (Royaume-Uni) nous rappelle aujourd’hui que nos émissions de gaz à effet de serre ne sont pas les seules à mettre en danger le climat de notre Planète. « Au fil du temps, le miroir Terre se salit, en particulier au-dessus de nos océans où les nuages ​​évoluent. Cela signifie que davantage d’énergieénergie solaire est absorbée plutôt que réfléchie, ce qui aggrave un peu plus le réchauffement », explique, dans un communiqué, Richard Allan, auteur principal d’une étude parue dans les Environmental Research Letters.

Le saviez-vous ?

La fonte des calottes polaires contribue aussi à « salir le miroir Terre ». Car les surfaces mises à nu, qu’il s’agisse d’océans ou de terres, sont plus foncées et moins réfléchissantes que les surfaces blanches de glace et de neige.

Au cœur du problème : la diminution de la brillance des nuages. Et pour l’instant, les scientifiques n’ont pas d’explication. Ou plutôt, ils hésitent entre plusieurs possibilités, qui s’avèreront peut-être toutes jouer leur rôle. Il se pourrait ainsi que la hausse des températures ait finalement pour effet d’embuer notre miroir, le rendant moins réfléchissant. Mais il se pourrait aussi que la pollution atmosphérique ait jusqu’ici agi comme un spray nettoyant et avec sa diminution…

Moins de pollution atmosphérique accélère le réchauffement

Les chercheurs ont observé le phénomène dans l’est de la Chine, par exemple. La région en particulier réfléchit moins la lumièrelumière solaire que prévu. Et c’est probablement dû aux efforts efficaces déployés ici pour réduire la pollution atmosphérique. Cette découverte est aussi importante qu’embarrassante. Car réduire la pollution atmosphérique a des effets clairement positifs sur la santé publique. Mais cela permet donc aussi à davantage de lumière solaire de traverser l’atmosphère, aggravant ainsi le réchauffement dû à nos émissions de gaz à effet de serre.

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