des fossiles retrouvés en Algérie pourraient prouver la vie sur Mars !

paultensor
Lecture en 4 min
À propos des liens affiliés : Sur ce site, certains liens sont affiliés. Cela signifie que si vous cliquez et effectuez un achat, je peux recevoir une petite commission, sans frais supplémentaires pour vous. Je m’engage à recommander uniquement des produits et services que j’ai testés ou qui reflètent des standards de qualité élevés. Ces contributions me permettent de maintenir ce site et de continuer à partager du contenu qui vous est utile. Merci pour votre confiance et votre soutien !

Des scientifiques ont récemment accompli une avancée majeure dans la recherche de traces de vie sur Mars en identifiant des fossiles de microbes dans des roches terrestres similaires à celles de la Planète rouge. Cette découverte ouvre la voie pour des missions d’exploration robotiques dont l’objectif serait de rechercher des fossiles et des preuves de vie passée sur Mars, potentiellement comparables à ceux de la Terre.

Dans une étude publiée dans la revue Frontiers, une équipe de chercheurs dirigée par Youcef Sellam de l’Université de Berne, en Suisse, met en lumière un développement important dans la recherche astrobiologique qui pourrait améliorer nos capacités de découvrir des fossilesfossiles martiens et partant de là changer notre compréhension de la vie sur Mars.

Les scientifiques ont prélevé des échantillons de gypsegypse dans la carrière de Sidi Boutbal, en Algérie en se basant sur des critères permettant de distinguer les fossiles microbiens potentiels des formations rocheuses naturelles. L’équipe s’est interrogée sur la possibilité que des phénomènes similaires se soient produits sur Mars. Et si c’était le cas, comment le prouver ?

Des traces de vie éteinte potentiellement détectables

Le choix du site de Sidi Boutbal ne doit évidemment rien au hasard. Les chercheurs se sont focalisés sur des formations gypseuses méditerranéennes datant de la crise de salinité du Messinien, une période où la mer Méditerranéemer Méditerranée a été isolée, entraînant l’évaporation des eaux et la formation d’épaisses couches de gypse. Ces dépôts constituent des analogues pertinents pour les sulfates martiens.

Une découverte souterraine qui change tout : voici où il faut chercher pour trouver de la vie sur Mars !

Grâce au spectromètre de masse Lims (Laser AblationsAblations IonisationsIonisations Mass Spectrometer), conçu et miniaturisé par l’Université de Berne pour être déployé sur les planètes et luneslunes de notre Système solaireSystème solaire, notamment Mars, à bord d’un roverrover, l’équipe a identifié des filaments fossiles. Auparavant interprétés comme des alguesalgues benthiquesbenthiques ou des cyanobactériescyanobactéries, ces filaments sont maintenant identifiés comme des bactériesbactéries oxydant le soufresoufre, similaires à Beggiatoa. La présence de dolomite et d’autres minérauxminéraux suggère la vie organique, ces micro-organismesmicro-organismes contribuant à leur formation.

Le gypse martien, largement détecté à la surface de la Planète rouge, possède un potentiel exceptionnel pour la fossilisationfossilisation. Il s’est formé il y a plusieurs milliards d’années lors de l’évaporation des réservoirs d’eau, tels que des lacs et océans. En se formant rapidement, ces dépôts pourraient avoir piégé des micro-organismes avant leur décomposition, préservant ainsi leurs structures et les marqueurs biologiques.

Cependant, reconnaître de véritables biosignatures parmi les formations minérales abiotiquesabiotiques sur Mars représente une complexité considérable. Une méthode de détection indépendante sera cruciale pour confirmer de potentielles découvertes. De plus, les conditions uniques sur Mars pourraient affecter la préservation de ces biosignatures au fil du temps, rendant nécessaires de futures études.

Enfin, cette recherche marque la première étude d’astrobiologieastrobiologie impliquant l’Algérie, représentant une contribution significative aux sciences planétaires. Le chercheur Youcef Sellam, fier d’introduire son pays dans ce domaine, a dédié son travail à la mémoire de son père, qui a été une source d’encouragement tout au long de sa recherche.

Partager cet article