Ces gènes rendent les humains plus susceptibles de devenir obèses. Les labradors aussi !

paultensor
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Les labradors sont parmi les chiens les plus proches des hommes. À tel point qu’ils partagent avec nous une part de génétique. Et pas forcément la meilleure. Celle qui prédispose au surpoids et à l’obésité.

Le labrador est un merveilleux animal de compagnie. Un parfait chienchien d’assistance, également. Parce que son caractère veut qu’il soit entièrement dévoué à ses humains. Les éthologues le savent depuis longtemps. Une autre particularité des labradors, c’est leur tendance à l’embonpoint. Ça aussi, ils le partagent avec nous. Des chercheurs ont très récemment attiré l’attention des pouvoirs publics sur le fléau. D’ici 2050, plus de la moitié des adultes pourraient être en situation de surpoids ou carrément obèses dans le monde.

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Et des spécialistes en physiologie, en développement et en neurologie de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) nous révèlent aujourd’hui que les labradors partagent même cette prédisposition de manière un peu plus profonde que l’on pourrait s’y attendre. Dans la revue Science, les chercheurs racontent en effet avoir identifié plusieurs gènes associés à l’obésité canine. Un surtout, le gène DENND1B, qui est également associé à l’obésité chez les humains. Bien sûr, en la matièrematière, un seul gène ne fait pas tout. Mais les résultats montrent que les labradors porteurs de DENND1B ont environ 8 % de graisse corporelle en plus que ceux qui n’en sont pas porteurs.

Certains labradors plus attirés par la nourriture que d’autres

« Nos travaux montrent quelque chose d’important. Que les humains qui partagent leur vie avec des chiens minces ne sont pas moralement supérieurs ! Il en va de même pour les personnes minces. Si vous avez un risque génétiquegénétique élevé d’obésité, alors quand il y a beaucoup de nourriture disponible, vous avez tendance à trop manger et à prendre du poids, à moins que vous ne fassiez un effort énorme pour ne pas céder », explique le docteur Eleanor Raffan, qui a dirigé l’étude.

Ainsi, comme les humains, les labradors porteurs des gènes qui prédisposent à l’obésité apparaissent plus intéressés que les autres par la nourriture. Ils sont capables de littéralement harceler leurs humains pour un morceau de n’importe quoi à se mettre sous la dent. Et seuls les humains qui contrôlent strictement le régime alimentaire et l’exercice de leurs chiens réussissent finalement à les empêcher de grossir. Y compris lorsqu’ils présentent un risque génétique élevé de devenir obèses. Mais dans ce cas précis, beaucoup plus d’attention et d’efforts sont nécessaires à atteindre l’objectif.

L’obésité du chien, un modèle pour celle de l’Homme

Travailler sur des chiens a permis aux chercheurs de mesurer plus facilement que sur des humains le désir de nourriture, indépendamment du contrôle exercé par leurs humains. Et le modèle est bon pour étudier l’obésité humaine. Parce que les chiens développent un surpoidssurpoids à cause d’influences environnementales similaires à celles des humains. D’ailleurs, aujourd’hui, entre 40 et 60 % des chiens de compagnie sont estimés en surpoids ou obèses. Ce qui, comme chez les humains, entraîne des problèmes de santé.

Ici, ce sont bel et bien les labradors qui ont orienté les chercheurs vers un gène particulier, le gène DENND1B. Il a été découvert que celui-ci affecte directement une voie cérébrale responsable de la régulation de l’équilibre énergétique dans le corps. De quoi permettre aux chercheurs de mieux cerner comment notre cerveau contrôle notre comportement alimentaire et notre consommation d’énergieénergie.

Quant aux humains qui voudraient aider leurs chiens à garder la ligne, les experts leur conseillent, en premier lieu, de distraire leur attention. Une façon d’y arriver : répartir la ration quotidienne de manière différente et plus ludique. En dispersant les croquettes dans le jardin, par exemple.

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