Oui, le méga courant Amoc risque de s’effondrer, mais pas avant cette date

paultensor
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Selon des scientifiques anglais, le méga courant Amoc risque bien de s’effondrer et de provoquer un refroidissement en Europe, mais pas dans les prochaines années. Cependant, les premières conséquences de l’affaiblissement du courant pourront être perceptibles bien avant son effondrement.  

L’évolution du courant océanique Amoc est devenu l’un des sujets les plus étudiés par les climatologuesclimatologues ces dernières années. Et pour cause, ce méga courant joue un rôle majeur dans le fonctionnement de notre climat, en particulier le climat de l’Arctique et de l’Europe. Il transporte les eaux chaudes de l’océan Atlantique Sud vers les hautes latitudes de l’océan Atlantique Nord. Si le réchauffement climatique affaiblit ce courant (dont le Gulf Stream fait partie), ce que beaucoup de scientifiques pensent, nous pourrions assister à un refroidissement localisé qui aurait des conséquences catastrophiques en Europe, et notamment en France. Nos hivershivers pourraient alors devenir extrêmes, comme ceux du Grand Nord canadien.  

Les études précédentes s’étaient uniquement concentrées sur l’Atlantique

Les climatologues du Met Office anglais et de l’université d’Exeter viennent de publier une nouvelle étude dans Nature, dont les conclusions sont en partie inquiétantes et en partie rassurantes : selon eux le courant Amoc risque bien de s’affaiblir au point de s’effondrer, mais pas dans les prochaines années. Les modélisationsmodélisations climatiques effectuées sur le futur montrent que le courant va résister aux conséquences de la hausse des températures et à l’apport d’eau douceeau douce (issue de la fontefonte des glaces) dans l’océan Atlantique Nord pendant des dizaines d’années. Son affaiblissement dépend surtout des ventsvents qui circulent au-dessus de l’océan Austral, selon le professeur Watson, l’auteur principal de l’étude.

Jusqu’à maintenant, la plupart des chercheurs se concentraient sur les changements en cours dans l’océan Atlantique, pour tenter de cerner l’évolution de l’Amoc. Or, selon les auteurs de l’étude, ce qui se passe au niveau de l’océan Austral est encore plus important. « L’Amoc est plus résistant au changement climatique que ce que nous pensions, mais cette découverte ne change pas l’évolution globale du courant », précise Rowan Sutton, le directeur du Met Office.

Pas d’effondrement avant 2100 au moins

Les chercheurs ont modélisé l’évolution du climat jusqu’en 2100, et les résultats montrent que d’ici là, « il est très peu probable qu’un effondrementeffondrement se produise ». Cependant, cela ne veut pas dire qu’il ne va rien se passer au cours des 75 prochaines années : l’Amoc va continuer à s’affaiblir, ce qui devrait avoir des conséquences sur la météométéo en Arctique et en Europe.

Les conclusions de cette étude rejoignent celles d’une précédente étude publiée en janvier dernier dans Nature Communications. Les méthodes de calcul étaient différentes, mais la conclusion de ces autres chercheurs était finalement la même : « il reste du temps avant un effondrement ».

Derrière ce nouvel espoir se cache quand même un risque, même s’il est plus lointain. Comme le précise l’un des auteurs, Geoff Vallis, « il est très peu probable que ma maison soit victime d’un incendie dans les prochaines années, mais je vais quand même m’assurer d’avoir une bonne assurance pour le risque ».

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