Des structures vivantes dans l’espace ? Mais que cherche vraiment à faire la Darpa ?

paultensor
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L’agence américaine d’innovation pour la Défense lance un appel au public afin de trouver un matériau bio-adaptatif permettant de construire de grandes structures spatiales biomécaniques. Que faut-il comprendre ?

Des câbles pour un ascenseur spatialascenseur spatial, des filets pour collecter des débris orbitaux, des panneaux solaires auto-assemblables pour un module spatial… Voici les exemples donnés par l’Agence pour les projets de recherche avancée de défense (Darpa) dans le cadre d’un « projet de structures spatiales biomécaniques » d’ampleur. Rien de bien clair, mais cet appel à projets existe vraiment et l’agence imagine déjà la présence dans l’espace de structures à caractère « biomécanique » pouvant mesurer jusqu’à 500 mètres de longueur.

Ainsi, la biologie permettrait de faire « pousser » ces structures dans l’espace, pas comme une plante, mais plutôt à l’image d’une tente dotée d’une toile et de poteaux. Posée sur sa structure, la toile serait alors assemblée via des mécanismes de croissance biologique. C’est en tout cas une autre analogieanalogie que reprend la Darpa pour tenter de clarifier ce qu’elle recherche pour ce projet. Ce n’est pas forcément plus clair, mais ce que l’on croit comprendre au travers de ces exemples, c’est que l’agence souhaite miser sur des structures pouvant servir à de nombreuses conceptions, faciles à assembler, car sans souduresoudure ni rivets ou boulons.

À la recherche d’un matériau magique

La Darpa recherche une sorte de matériaumatériau presque magique et bio-adaptatif. À titre d’exemple en cours d’expérimentation, on trouve l’utilisation du mycélium comme matériau de constructionconstruction pour assembler des éléments. Mais les recherches sur le sujet n’en sont qu’à leurs prémices… Il faut également que le matériau soit compatible avec les rudes conditions spatiales.

Bref, rien n’est bien clair dans cet appel à projets et il risque fort d’être bloqué d’ici peu de toute façon. La Darpa, comme d’autres administrations doit, en effet, passer entre les mains du fameux Doge américain, géré par Elon Musk, afin de réaliser des coupes franches sur ses dépenses. Comme le Doge a pu le faire pour la recherche en coupant les financements essentiels comme pour ceux sur Ebola et le VIHVIH, il est loin d’être certain que la vision de la Darpa sur ces structures géantes spatiales à caractère biologique reste une priorité pour l’innovation de la Défense américaine. À moins que…

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