Capturer le carbone pour sauver le climat ? Une fausse solution qui aggraverait la situation !

paultensor
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Les technologies de capture du dioxyde de carbone (CO2) vont nous sauver du réchauffement climatique. C’est ce que certains voudraient nous faire croire. Mais les chiffres présentés aujourd’hui par des chercheurs américains disent le contraire. Leurs travaux montrent que le salut est ailleurs.

Pour atteindre nos objectifs climatiques, tout le monde semble aujourd’hui d’accord. La transition vers des productions d’énergieénergie bas carbonecarbone ne suffira pas. Nous allons devoir recourir à des technologies de capture de dioxyde de carbone (CO2). Certains paraissent même vouloir s’engouffrer dans la brèche. Profiter de ces technologies pour continuer leur business as usual, comme disent les anglophones. Comprenez, pour continuer à brûler sans limites, ces énergies fossiles pourtant reconnues néfastes pour notre climat. Et pas seulement, pour notre climat…

« Nous n’arriverons pas à éliminer les 10 milliards de tonnes de CO2 par an annoncés pour 2050 »

De leur côté, des chercheurs de l’université de Stanford (États-Unis) tentent aujourd’hui de mettre quelques chiffres sur ces méthodes de lutte contre le réchauffement climatique. Dans une étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology, ils montrent les bénéfices que la plupart des pays du monde tireraient à compter sur les énergies renouvelables – incluant non seulement le solaire et l’éolien, mais aussi le géothermique et l’hydraulique. Outre les gains en matièrematière de climat, ils évoquent une réduction des besoins énergétiques et une amélioration de la qualité de l’airair. Mais surtout, du point de vue de certains, des coûts réduits par rapport à l’option capture de CO2.

Capture de CO2 contre énergies renouvelables

« Si vous dépensez un dollar pour la capture du carbone au lieu de l’énergie éolienne, hydraulique et solaire, vous augmentez le CO2, la pollution de l’air, les besoins énergétiques, les coûts énergétiques, les pipelinespipelines et les coûts sociaux totaux, assure Mark Jacobson, professeur de génie civil et environnemental à l’université de Stanford, dans un communiqué Même si la technologie de capture est alimentée par des systèmes bas carbone. » Car utiliser des énergies renouvelables pour alimenter ces technologies, c’est détourner une part de celles qui devraient servir à remplacer les combustiblescombustibles fossilesfossiles.

Ces conclusions, les chercheurs les tirent d’une analyse approfondie de deux cas extrêmes. Le premier, dans lequel les 149 pays étudiés n’utilisent, d’ici 25 ans, plus que des énergies renouvelables pour tous leurs besoins. Le second, dans lequel la dépendance actuelle aux énergies fossilesénergies fossiles est maintenue et des systèmes de capture du CO2 sont installés pour contenir le réchauffement climatique. Aucun ne tenant compte des efforts qui pourraient être faits pour améliorer la séquestration naturelle du CO2 dans les forêts, les sols ou les océans.

Sauver notre climat et des millions de vies !

Selon les calculs des chercheurs de l’université de Stanford, éliminer les combustibles fossiles et la combustioncombustion de la biomassebiomasse pour compter à 100 % sur les énergies renouvelables d’ici 2050 permettrait de réduire les besoins énergétiques finaux de plus de 54 %. Les coûts énergétiques annuels, quant à eux, diminueraient de près de 60 %. Et des centaines de millions de maladies et 5 millions de décès par an liés à la pollution de l’air pourraient être évités.

Des chercheurs ont créé un matériau qui pourrait tout changer dans la capture du CO2

Rappelons en effet qu’éliminer des centrales à charboncharbon ne réduit pas seulement la quantité de CO2 émise. Cela fait aussi disparaître la pollution de l’air associée. Les pompes à chaleurpompes à chaleur et les véhicules électriques, de leur côté, sont plus efficaces que les chauffages à combustibles fossiles ou les moteurs thermiquesmoteurs thermiques. « Vous pouvez développer le moyen le plus efficace d’éliminer le CO2 de l’air, mais cela ne change pas l’efficacité de la combustion. Vous conservez cette infrastructure énergétique inefficace, soulignent les chercheurs.  Il est beaucoup moins cher et plus efficace de simplement remplacer la source fossile par de l’électricité ou de la chaleur issue d’une source renouvelable. Toute politique climatique favorisant la capture du carbone « devrait être abandonnée ». Car la seule façon d’éliminer nos émissionsémissions de gaz à effet de serregaz à effet de serre et du même coup, les particules polluantes dans l’air que nous respirons, c’est d’éliminer la combustion. »

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