« Le robot à la maison, c’est pour 2035 ! »

paultensor
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Dans l’espace réservé par Google pour mettre en avant des start-up, Pierre Louis Biojout amène son robot à saluer la foule et déplacer un objet. Nous sommes encore loin des androïdes de Star Wars, mais l’avantage c’est que n’importe qui peut piloter le robot de Phospho. Et le robot domestique, c’est pour quand alors ?

Pierre-Louis Biojout est le CTO (directeur technique) de Phospho, une start-up qui commercialise un kit robotique (matériel et logiciel) pour moins de 500 euros, avec la promesse que n’importe qui peut piloter le petit robot maison, moins de 10 minutes après l’avoir déballé : le faire jouer aux échecs, l’amener à se déplacer en parallèle à nos mouvementsmouvements, notamment depuis un casque de réalité virtuelle comme ceux de Meta, etc. L’idée étant d’aider au développement d’applicationsapplications à terme, sur toutes sortes de robots, en cachant, autant que possible, la complexité inhérente à de tels projets. 

Futura : Le P.-D.G de Nvidia a récemment déclaré que nous étions à un an du ChatGPT de la robotique. Pourtant, nous attendions les robots de maison vers 2005. Et à part l’aspirateur Roomba, nous n’avons rien vu venir…

Pierre-Louis Biojout : Il y a de nombreux problèmes à résoudre. En premier lieu, au niveau de la forme, c’est l’androïde qui va gagner. C’est ce qui le plus de sens. Mais les constructeurs d’humanoïdeshumanoïdes se retrouvent à résoudre énormément de problèmes simultanés. Pour notre part, chez Phospho, nous n’attaquons qu’un problème : réaliser des modèles d’IA qui peuvent comprendre l’environnement et agir dessus. Mais à un niveau plus bas, les constructeurs doivent savoir faire marcher l’humanoïde, faire en sorte qu’il ne tombe pas, qu’il ne soit pas en mesure de blesser un humain… Parce que 90 kilos, ça peut être dangereux. Il y a enfin un problème d’ingénierie : répliquer la forme d’un humain nécessite de développer des moteurs miniatures, mais puissants. Un exemple de cela : aujourd’hui, on ne sait pas réaliser de bonnes mains en robotique, qui soient assez précises, compactes et puissantes.

Futura : Mais alors, l’humanoïde de maison, celui que je pourrais acheter en supermarché et qui saura aussi bien faire le ménage que raconter des histoires aux enfants, c’est pour quand ?

Pierre-Louis Biojout : Cela ne devrait plus être très long. Nous sommes sur un ordre de grandeurordre de grandeur de la dizaine d’années. Qu’il arrive avant, ça me paraîtrait excessif.

Futura : Est ce que la robotique est la prochaine grande étape pour l’IA ?

Pierre-Louis Biojout : Dans le monde, 50 % du PIBPIB concerne des jobs dans lesquels il faut interagir avec le monde réel. On peut automatiser des choses ou les optimiser dans le domaine des idées, mais tôt ou tard, il faut que l’IAIA puisse interagir avec le vrai monde. Donc oui, la robotique est l’une des prochaines grandes étapes de l’IA.

Futura : Cela dit, on a parfois l’impression qu’il manque l’équivalent d’un Jonathan Ive, le designer de l’iPod et de l’iPhone chez Apple, dans la robotique. Habituellement, les androïdes que l’on voit ne sont pas très beaux…

Pierre-Louis Biojout : Contrairement à des produits comme ceux d’AppleApple ou de TeslaTesla, ici, on essaye d’imiter l’humain et cela met souvent les gens mal à l’aise. Le travail nécessaire pour vaincre cette sorte de vallée de l’étrange est ardu. On ne souhaite pas avoir un Terminator dans le salon. Donc, soit on assume que c’est un robot et cela se voit. Mais si l’on en croit le dernier papier d’Apple sur le sujet, les premiers objets seront statiques. Soit on peut essayer de rendre le robot très proche d’un humain mais, aujourd’hui, on n’arrive pas encore à ce degré de réalismeréalisme, ne serait-ce que dans les mouvements dont ils sont capables.

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