Une nouvelle souche de la grippe aviaire a été détectée chez des vaches laitières dans l’État du Nevada et inquiète la communauté scientifique. Comment expliquer cette contamination ? Faut-il s’inquiéter d’une transmission plus large et quels sont les risques pour l’être humain ?
La grippe aviaire, que l’on associe généralement aux oiseaux, a récemment franchi une nouvelle étape inquiétante. Aux États-Unis, une seconde souche du virus H5N1virus H5N1 a été détectée chez des vachesvaches laitières, soulevant des préoccupations quant à la propagation de la maladie et aux risques pour la santé humaine.
Grippe aviaire : une double contamination des troupeaux bovins
Jusqu’à récemment, les experts pensaient que la transmission de la grippe aviaire des oiseaux aux bovins était un phénomène rare. Pourtant, les dernières découvertes montrent qu’au moins deux versions distinctes du virus H5N1 ont touché les élevages américains. La première souche, B3.13, a été détectée fin 2023 et a déjà infecté plus de 950 troupeaux dans 16 États. La seconde, D1.1, identifiée dans le Nevada, semble encore plus préoccupante.
Le virus a été repéré dans du lait de vache collecté dans le cadre d’un programme national de surveillance sanitaire. Cette découverte montre que la transmission inter-espècesespèces n’est pas un événement isolé, ce qui pourrait compliquer le contrôle d’une éventuelle épidémie chez les animaux.
Transmission d’une nouvelle souche du virus H5N1 : doit-on y voir un danger pour l’Homme ?
L’apparition de la souche D1.1 inquiète les scientifiques, car elle a déjà été impliquée dans des cas graves chez l’Homme. Un premier décès lié à cette version du virus a été enregistré en Louisiane, suite à un contact avec des oiseaux sauvages et de basse-cour.
Jusqu’ici, 67 personnes ont été infectées aux États-Unis, essentiellement des travailleurs agricoles en contact direct avec les animaux malades. Bien que la transmission entre humains n’ait pas été observée, la situation reste sous surveillance, car une mutation du virus pourrait potentiellement entraîner une épidémie plus large.
Chez les vaches laitières, les deux souches du virus ont entraîné des symptômes similaires, se traduisant par une fièvre, une baisse de l’appétit, une diminution de la production de lait ainsi que de légers troubles respiratoires.
Une surveillance renforcée et des interrogations
Face à cette situation, les autorités sanitaires intensifient les tests et la surveillance des troupeaux. Le ministère de l’AgricultureAgriculture américain prévoit de publier les données génétiques du virus pour mieux comprendre son évolution. Certains chercheurs estiment que la souche D1.1 pourrait circuler depuis plusieurs mois sans avoir été détectée, ce qui soulève des inquiétudes sur son potentiel de propagation.
L’avenir de cette épidémie dépendra des mesures de contrôle mises en place et de la capacité des scientifiques à comprendre et anticiper la mutation du virus. Une chose est sûre : cette double contaminationcontamination des bovins par la grippe aviaire marque un tournant dans la surveillance des maladies animales et humaines.