« C’est mort », nous ne limiterons pas le réchauffement à + 2 °C selon l’un des plus grands climatologues !

paultensor
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L’accélération du réchauffement climatique a été largement sous-estimée et les objectifs fixés pour sa limitation sont complètement « morts », c’est ce qu’a annoncé le climatologue James Hansen de l’université Columbia aux États-Unis.

James Hansen est l’un des précurseurs de la science du climat. Il est l’un des premiers à avoir alerté les Nations unies sur l’évolution du réchauffement climatique en 1988. « Le Giec estimait à 50 % de probabilité le fait de maintenir le réchauffement sous les 2 °C » comparé à l’ère préindustrielle, d’ici 2100. « Cet objectif est mort car la demande en énergieénergie est en train de progresser, et elle va continuer à progresser encore », explique le climatologueclimatologue. Les 2 °C ne seront pas atteints en 2100, mais plutôt autour de 2045, d’ici une vingtaine d’années ! Rappelons qu’en 2015, la plupart des pays du monde se sont accordés pour limiter le réchauffement à +2 °C et à tout faire pour le maintenir à +1,5 °C. Depuis 2024, l’objectif des +1,5 °C de réchauffement est en train d’être dépassé.

L’équipe du climatologue a publié le résultat de ses dernières recherches dans la revue Environment. « Le manque de réalismeréalisme dans l’évaluation du climat et le manque d’efficacité des politiques actuelles contre le réchauffement climatique ne va pas aider la jeune génération. » Le rythme du réchauffement planétaire s’est accéléré de plus de 50 % depuis 1970.

Les prévisions climatiques n’ont pas pris en compte toutes les causes du réchauffement

Le rapport affirme que l’accélération du réchauffement planétaire a été explosive ces deux dernières années, et qu’elle a été de plus aggravée par le phénomène El Niño. Cependant, les émissionsémissions de gaz à effet de serre et El NiñoEl Niño ne suffisent pas à expliquer cette hausse remarquable des températures. Beaucoup de climatologues s’accordent désormais sur le fait qu’un 3e élément important a joué un rôle. Comme l’explique James Hansen, l’hypothèse la plus probable est celle de la réduction d’un type particulier de pollution.

Depuis cinq ans, de nouvelles lois ont permis de réduire drastiquement la pollution issue des grands navires de transport. Si la mesure était indispensable pour notre santé, elle a eu des conséquences inattendues. Toutes les particules de sulfate émises par les navires ont longtemps obscurci le ciel au-dessus de l’océan Atlantique et de l’océan Pacifique, bloquant les rayons solaires. La pollution, aussi nocive soit-elle, a permis de réduire l’impact du soleilsoleil sur Terre, et a donc limité le réchauffement climatique. En supprimant cette pollution depuis 2020, les rayons solaires ont davantage pu atteindre la Terre, et la réchauffer.

Le développement de l’énergie solaire pourrait réellement ralentir le réchauffement

Malgré la fin d’El Niño en 2024 et l’installation de son homologue froid, La Niña début 2025, le mois de janvier qui vient de s’écouler a été le plus chaud enregistré depuis le début des relevés météométéo.

Face à ce constat plutôt sombre, que peut-on faire ? Si l’objectif de limiter le réchauffement à 2 °C est désormais hors d’atteinte, il existe tout de même une solution prometteuse selon le scientifique. L’énergie solaire a un potentiel gigantesque et pourrait limiter l’accélération future du réchauffement si elle parvient à remplacer une grande partie des énergies fossiles, et cela au plus vite.  

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