L’Arctique se réchauffe actuellement quatre fois plus vite que la moyenne. Ceux qui suivent l’actualité du changement climatique ne le savent que trop bien. Mais le week-end dernier, la situation semble avoir littéralement dérapé autour du pôle Nord. Selon les modèles, aussi bien européens qu’américains, le Svalbard (Norvège), par exemple, avait déjà atteint samedi une température incroyable de 18 °C au-dessus de la moyenne de la période 1991-2020. Dimanche, l’anomalieanomalie de température a même dépassé les 20 °C.
Quand des vents trop chauds soufflent sur l’Arctique
La situation, toutefois, ne résulte pas uniquement et directement du réchauffement climatiqueréchauffement climatique anthropique. Les experts expliquent qu’un système dépressionnaire profond installé au-dessus de l’Islande dirige un puissant flux d’airair chaud vers l’ArctiqueArctique. Et les mers anormalement chaudes dans le nord-est de l’Atlantique accentuent le phénomène. Des événements du même type s’étaient produits en décembre 2016 puis en février 2018.
L’ennui, c’est qu’en certains endroits, avec le coup de pouce du réchauffement climatique anthropique, les températures ont ainsi dépassé le point de congélation et permis à la glace de fondre. De quoi conforter les climatologuesclimatologues dans leur idée que la glace de mer en Arctique sera probablement le premier paysage à disparaître à cause des activités humaines.