la science propose enfin un modèle pour expliquer ces visions étrange

paultensor
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Les expériences de mort imminente sont des phénomènes fascinants, mais leur origine scientifique reste encore énigmatique. Une étude récente propose un modèle qui pourrait expliquer ces événements troublants aux frontières de la vie et de la mort.

Vision de lumièrelumière au bout d’un tunnel, sensation de flottement à l’extérieur de son corps, rencontre avec un proche disparu… Les expériences de mort imminente (EMI), vécues dans des situations critiques, fascinent depuis toujours et interrogent : sont-elles la preuve d’une réalité au-delà de la vie ou le produit d’un cerveau en état de crise ? Une étude récente, publiée dans Nature Reviews Neurology par une équipe de chercheurs de l’Université de Liège, propose un modèle neuroscientifique unique nommé « NeptuneNeptune » qui éclaire sur les origines de ces phénomènes troublants et leur lien avec notre cerveau en situation extrême.

Qu’est-ce qu’une expérience de mort imminente ?

Les EMI surviennent généralement dans des situations critiques où la vie est menacée, en cas d’arrêt cardiaque, d’accident grave ou lors d’une anesthésie, mais également, et c’est plus surprenant, dans des contextes où la vie n’est pas spécialement menacée, lors d’une syncope, d’un état méditatif ou même d’un orgasme.

Les EMI sont des états de conscience altérés qui peuvent survenir chez n’importe qui, indépendamment de l’âge et du sexe. Elles se caractérisent par des paramètres communs tels qu’une sensation de décorporation, un sentiment de paix absolue ou encore l’impression de voir sa vie défiler en quelques secondes. En dépit du contexte menaçant, les EMI sont souvent vécues de manière positive.

Selon l’étude belge, les EMI pourraient être le résultat d’une combinaison de facteurs psychologiques et neurophysiologiques. « Nous avons désormais suffisamment de données pour proposer un cadre cohérent expliquant les EMI », révèle Charlotte Martial, première auteure de la publication.

Un modèle scientifique pour expliquer les EMI

Le modèle Neptune (Neurophysiological Evolutionary Psychological Theory Understanding Near-death Experience), proposé par les chercheurs du ComaComa Science Group, repose sur une cascade de réactions neurophysiologiques et psychologiques déclenchées par une situation de crise.

Du point de vue biologique

Une EMI pourrait résulter d’un manque d’oxygène dans le cerveau. Cette privation entraînerait une altération du flux sanguin, des modifications de l’activité neuronale et une stimulationstimulation des régions du cerveau impliquées dans la perception et la mémoire. Ce phénomène expliquerait la nature immersive et intense des EMI.

Du point de vue psychologique

Il semblerait que nous ne soyons pas tous égaux face au risque de vivre une EMI et qu’il pourrait exister des traits cognitifs préexistants. En d’autres termes, certaines personnes auraient une plus grande facilité à se détacher de leur corps et de la réalité en cas de stressstress extrême.

Une stratégie biologique de protection ? 

Et si les EMI n’étaient rien d’autre qu’un mécanisme de survie qui permettrait au cerveau de faire face à des situations extrêmes en générant un état de calme et de détachement ? C’est aussi l’une des hypothèses : la libération de sérotonine et de dopaminedopamine jouant un rôle central dans l’activation des récepteurs impliqués dans les hallucinationshallucinations et la sensation de bien-être.

L’impact des EMI sur la conscience et le psychisme

Comme le souligne Pauline Fritz, co-auteure de l’étude, « les EMI permettent d’explorer la frontière entre la conscience et l’inconscience, et d’en apprendre davantage sur les mécanismes cérébraux impliqués dans ces expériences intenses ». 

Au-delà de l’aspect scientifique, cette recherche pourrait également aider à mieux accompagner les personnes ayant vécu une EMI, en prenant en compte l’impact psychologique souvent profond de ces expériences. En effet, 10 à 15 % des témoignages font état de conséquences négatives, telles que des angoisses ou un sentiment d’isolement. Parce qu’elles semblent trop extraordinaires pour être pleinement intégrées dans la vie par la suite, ces expériences restent parfois tues, ce qui pourrait conduire à une sous-estimation de leur impact réel.

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