À 13 ans, il tente de recréer une arme antique… et les résultats fascinent

paultensor
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Un jeune Canadien de 13 ans vient de réussir l’incroyable : reconstruire une version miniature du légendaire « rayon de la mort » attribué à Archimède. Brenden Stener, passionné par le scientifique grec, a utilisé lampes chauffantes et miroirs concaves pour son projet scolaire. Cette prouesse technique lui a même valu une récompense scientifique. Mais que nous révèle réellement cette expérience sur l’existence possible de cette arme antique ?

L’histoire des grandes inventions militaires captive depuis toujours, particulièrement quand elles mêlent génie scientifique et mystère historique. C’est précisément ce qui rend si captivante l’expérience menée par Brenden Stener, un collégien canadien qui a décidé de relever un défi que des scientifiques tentent de résoudre depuis des siècles. Son objectif ? Reproduire à échelle réduite le fameux « rayon de la mort » qu’Archimède aurait conçu pour défendre Syracuse contre la flotte romaine il y a plus de 2 000 ans.

Le mythe du rayon solaire destructeur d’Archimède

Selon les récits historiques, pendant le siège de Syracuse vers 212 avant J.-C., ArchimèdeArchimède aurait conçu un système défensif révolutionnaire. Le principe était d’une redoutable simplicité : diriger la lumière solaire à l’aide de multiples miroirs vers les navires ennemis pour les enflammer à distance.

Cette arme solaire aurait permis de repousser les assauts du général romain Marcus Claudius Marcellus en transformant les vaisseaux en torches flottantes. En revanche, depuis René DescartesRené Descartes au XVIIe siècle, de nombreux experts ont exprimé leur scepticisme quant à la faisabilité d’un tel dispositif dans les conditions de combat réelles.

Les principales difficultés évoquées par les scientifiques sont :

  • La coordination nécessaire entre plusieurs opérateurs de miroirs.
  • Le mouvement constant des navires sur l’eau.
  • La distance considérable entre les défenseurs et leur cible.
  • Les conditions météorologiques variables.

L’ingéniosité d’un jeune inventeur passionné

Ce qui rend l’expérience de Brenden Stener particulièrement remarquable est sa méthodologie rigoureuse malgré son jeune âge. Fasciné par les travaux d’Archimède, ce n’est pas sa première tentative de recréer les inventions du génie grec.

Pour son modèle réduit, le collégien a fait preuve d’une créativité impressionnante. Au lieu du soleil, il a utilisé des lampes chauffantes comme source lumineuse. Ces rayons sont ensuite dirigés vers des miroirs concavesconcaves stratégiquement positionnés pour converger vers une cible marquée d’un X.

Les résultats ont dépassé les attentes. À l’aide d’un thermomètrethermomètre infrarouge, Brenden a mesuré une augmentation significative de température sur la cible. Chaque miroir supplémentaire intensifiait l’effet, jusqu’à atteindre plus de 50 degrés Celsius au point focal.

« Si l’on augmentait l’échelle avec une source de chaleurchaleur suffisamment puissante, provoquer un embrasement serait tout à fait possible », a expliqué le jeune scientifique à Business Insider. Cette affirmation, bien que prudente, suggère que le principe fondamental derrière le rayon d’Archimède pourrait effectivement fonctionner sous certaines conditions.

Entre science historique et reconnaissance moderne

L’exploit de Brenden ne prouve pas définitivement l’existence du rayon de la mort d’Archimède tel qu’il aurait été utilisé dans l’Antiquité. Les défis posés par une applicationapplication grandeur nature restent considérables : viser des cibles mouvantes en mer, maintenir l’alignement des miroirs et générer suffisamment de chaleur à grande distance.

Néanmoins, cette expérience apporte un éclairage nouveau sur la plausibilité du concept. Elle prouve que, même avec des moyens limités, le principe physiquephysique fondamental reste valide – une réflexion que d’autres chercheurs avaient déjà étudiée sans la même médiatisation.

La London Public Library a reconnu l’excellence de ce projet en décernant un prix scientifique à Brenden Stener. Cette distinction souligne non seulement l’ingéniosité du jeune garçon, mais aussi l’importance de revisiter les connaissances anciennes avec des méthodes contemporaines.

Ce dialogue entre l’histoire des sciences et l’expérimentation moderne illustre parfaitement comment les jeunes esprits peuvent contribuer à notre compréhension collective. Il rappelle également que certains mystères historiques, même vieux de deux millénaires, continuent de stimuler l’imagination scientifique des nouvelles générations.

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