des chercheurs ont trouvé une brèche chez la bactérie responsable

paultensor
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Une étude récente publiée dans la revue mBio met en lumière une faiblesse inattendue de la bactérie à l’origine de la maladie de Lyme. Les chercheurs y décrivent un enzyme clé, la lactate déshydrogénase (LDH), indispensable à la survie de Borrelia (ou Borreliella) burgdorferi et prometteuse comme cible pour de nouveaux traitements.

Transmise par la piqûre de tiques infectées lors de promenades en forêt ou dans la nature, la maladie de Lyme est due à Borrelia burgdorferi. On la retrouve surtout en Amérique du Nord et en Europe, même si son aire de répartitionaire de répartition s’étend davantage chaque année. Les symptômes varient : érythème migrantérythème migrant, fatigue prolongée, douleurs articulaires ou atteintes neurologiques peuvent survenir, surtout lorsque l’infection n’est pas décelée suffisamment tôt.

Or, malgré l’efficacité d’antibiotiques administrés rapidement, certaines formes plus avancées de Lyme réagissent moins bien. Des travaux récents, publiés dans la revue mBio se sont concentrés sur les capacités métaboliques de B. burgdorferi. Cette bactérie présente un génome réduit : elle délaisse le cycle de Krebscycle de Krebs (circuit habituellement indispensable à la production d’énergieénergie chez d’autres micro-organismesmicro-organismes) et privilégie l’LDH (lactatelactate déhydrogenase) pour régénérer ses cofacteurs et survivre. À travers des tests génétiquesgénétiques et biochimiques, les scientifiques ont découvert que, sans cette LDH, la bactérie ne peut ni proliférer ni maintenir sa capacité à infecter chez la souris.

L’enzyme qui nourrit la bactérie

L’LDH de B. burgdorferi convertit le pyruvatepyruvate en lactate, tout en équilibrant les rapports NADH/NAD+, éléments cruciaux de la production d’énergie cellulaire. Les chercheurs ont montré que, lorsqu’ils suppriment l’expression de ce gènegène chez la bactérie, celle-ci cesse de se multiplier et voit ses aptitudes à se propager, diminuer drastiquement.

Dans un modèle murinmodèle murin, elle persiste tout juste, perdant sa capacité à coloniser efficacement les tissus. Ces observations suggèrent que B. burgdorferi a façonné, au fil de son évolution, une stratégie métabolique singulière pour compenser l’absence de certaines voies biochimiques (dont la synthèse de cofacteurs classiques). En exploitant la LDH, elle demeure pourtant capable de générer l’énergie nécessaire à sa survie.

Des inhibiteurs spécifiques à l’horizon

Partant de ce constat, l’équipe a exploré diverses moléculesmolécules capables de bloquer la LDH. Les essais menés sur des composés naturels ont mis en évidence plusieurs candidats, dont le methoxsalen et le medicarpin, dotés d’une action inhibitrice. Ces petites molécules se montrent sélectives sur la bactérie, tout en s’avérant moins nocives pour les cellules humaines non cancéreuses.

Cette découverte ouvre ainsi la perspective d’inhiber l’LDH de B. burgdorferi sans affecter trop fortement l’organisme hôte. En freinant la production d’énergie microbienne, on rend la bactérie inopérante et plus vulnérable aux thérapiesthérapies habituelles. À terme, on peut envisager des traitements ciblés qui, s’ils sont confirmés par des études complémentaires, offriraient une voie inédite pour contenir les formes résistance de la maladie de Lyme. Ces résultats sont source d’espoir pour les patients et leurs proches. 

 

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