cette découverte pourrait bien faire trembler toute une génération

paultensor
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Une enquête récente menée au Danemark suscite un étonnement certain : l’encre de tatouage pourrait favoriser l’apparition de certaines tumeurs, notamment le lymphome – prolifération anormale des cellules de défense de l’organisme – et des cancers cutanés. Faut-il y voir un danger caché sous l’aiguille ?

Le tatouage gagne en popularité depuis plusieurs décennies. Des pigments colorés sont enfoncés dans la peau (tissu protecteur recouvrant l’organisme), puis migrent parfois vers les ganglions lymphatiques et d’autres organes. D’aucuns s’interrogent sur l’éventuelle toxicité de ces particules.

Une étude danoise, publiée dans BMC Public Health et menée chez des jumeaux, apporte de nouveaux indices : les individus portant de grandes surfaces tatouées présenteraient plus de diagnostics de cancers de la peau et de lymphomes que ceux sans encre sous l’épiderme. Les chercheurs avancent l’hypothèse d’une réaction immunitaire chronique qui déclencherait, au fil des ans, une prolifération cellulaire anormale.

Tatouage étendu : signe d’un facteur aggravant ?

Les résultats évoquent un phénomène plus marqué chez les personnes portant des tatouages couvrant une large zone (au-delà de la paume d’une main). Cette observation soutiendrait l’idée d’un « effet dose », où la quantité d’encre injectée favoriserait davantage les réactions inflammatoires. Même les couleurscouleurs fréquemment utilisées, comme le noir et le rouge, pourraient être en cause. Les scientifiques soulignent qu’une simple encre, si elle se trouve mal tolérée par l’organisme, pourrait déclencher des processus inflammatoires de longue duréedurée.

Ce que l’étude danoise nous apprend

Grâce à un double dispositif (étude de cohorte et comparaison au sein d’une même fratrie de jumeaux), les auteurs ont cherché à éliminer les biais liés au mode de vie ou à l’hérédité. Le constat reste inchangé : les jumeaux tatoués présentaient plus de cancers de la peaucancers de la peau et de lymphomeslymphomes, parfois après plusieurs années de port du tatouage.

Loin de prouver un lien de cause à effet irréfutable, cette découverte interroge néanmoins sur la possibilité que l’encre, une fois dispersée, puisse perturber nos cellules et notre système immunitairesystème immunitaire. Les experts appellent à la prudence : d’autres recherches seront nécessaires pour démêler la part exacte de l’encre dans ces manifestations tumorales.

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