« nous augmentons les risques pour nos vies, nos économies et notre Planète »

paultensor
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La liste des records qui figure dans le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) est longue. Et triste. Car tous nous mènent droit vers la catastrophe climatique. Est-il trop tard pour éviter le pire ?

L’année 2024 a été chaude. Très chaude. Selon le dernier rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la température moyenne mondiale a dépassé de 1,55 °C la moyenne de la période 1850-1900. De quoi en faire l’année la plus chaude depuis le début des mesures… il y a 175 ans ! « Si une seule année de réchauffement supérieur à 1,5 °C ne signifie pas que les objectifs de température à long terme de l’accord de Paris sur le climat sont hors d’atteinte, elle n’en constitue pas moins un signal d’alarme : nous augmentons les risques pour nos vies, nos économies et notre Planète », souligne Celeste Saulo, secrétaire générale de l’OMM, dans un communiqué.

Un climat toujours plus chaud et des conséquences qui se multiplient

Le rapport State of the Global Climate 2024 rappelle que si, en 2023 déjà, les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) avaient atteint des niveaux records depuis 800 000 ans, elles ont encore augmenté en 2024. Que les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées correspondent désormais aux 10 dernières années écoulées. Que chacune des huit dernières années a établi un record de chaleurchaleur dans les océans. Ou encore que les 18 étendues de glace de mer les plus faibles en Arctique ont été enregistrées ces 18 dernières années.

Et tous ces chiffres ne sont désormais plus que des chiffres. Ils se traduisent sur le terrain en une multiplication et une intensification des phénomènes météorologiques extrêmes. Le rapport de l’Organisation météorologique mondiale recense plus de 150 de ces événements « sans précédent » pour la seule année 2024. Comprenez, des phénomènes plus violents que n’importe lesquels enregistrés jusqu’ici dans une région donnée. Des vagues de chaleur au Japon, en Australie ou au Mali. Des pluies diluviennes en Italie, au Sénégal ou au Pakistan. Des typhons et des ouragans aux Philippines, aux États-Unis ou au Vietnam. Personne n’est plus épargné. Des dizaines de millions de personnes ont été touchées rien que l’année dernière. Et même 800 000 qui ont dû être déplacées. C’est le pire bilan annuel depuis le début des relevés en 2008.

Les solutions existent. Alors, pourquoi ?

« Le réchauffement climatique se poursuit sans relâche, exactement comme prévu par les scientifiques depuis les années 1980. Des millions de personnes en subissent de plus en plus les conséquences, rappelle Stefan Rahmstorf, professeur à l’Institut pour le climat de Potsdam (Allemagne). Nous avons les solutions, mais ce qui nous empêche d’agir, ce sont les campagnes de désinformation et le pouvoir de lobbying de l’industrie des combustiblescombustibles fossilesfossiles. »

Aux États-Unis, l’administration Trump a d’ores et déjà licencié 1 300 employés de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric AdministrationNational Oceanic and Atmospheric Administration), l’un des principaux organismes de surveillance de la météorologiemétéorologie et du climat au monde. Et 1 000 autres sont menacés. « Ignorer la réalité, nier les lois de la physiquephysique et réduire les scientifiques au silence ne peut que causer des dommages et les citoyens en paieront le prix. » D’un simple point de vue très économique, par exemple. Puisque les experts estiment que chaque dollar dépensé pour la résiliencerésilience climatique permet d’économiser 13 dollars en dommages et en coûts de réparation.

Pourtant, même si certaines tendances sont désormais considérées comme irréversibles – parce qu’elles mettront des dizaines, voire des centaines d’années à s’inverser, comme la montée du niveau de la mer -, pour António Guterres, le Secrétaire général de l’ONU, Organisation des Nations unies, « ce rapport montre aussi qu’il est encore possible de limiter la hausse de la température mondiale à long terme à +1,5°C ».

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