Ces inquiétantes figurines retrouvées dans une pyramide du Salvador auraient servi à des rituels anciens

paultensor
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Les sociétés méso-américaines, à l’histoire particulièrement riche, restent parfois de véritables énigmes pour les chercheurs. Une récente découverte fait émerger de nouvelles questions : une pyramide du Salvador abritait depuis 2 000 ans d’étranges figurines d’argile, dont l’utilité est inconnue…

En pénétrant dans une pyramide du centre du Salvador, les archéologues ne pensaient pas tomber sur plusieurs paires d’yeuxyeux étranges observant leurs faits et gestes. Des universitaires de l’Université de Varsovie ont alors réalisé une exploration de ce site méso-américain situé près de la municipalité de San Isidro. Dans la pénombre de la structure reposaient des figurines d’argileargile, arborant des facièsfaciès particulièrement expressifs. Créées il y a 2 400 ans, ces poupées de tailles variées semblent avoir servi à l’exécution de rituels dans la région. Une étude, publiée le 5 mars dans le journal Antiquity, dresse plusieurs théories concernant ces récentes découvertes.

À l’aube des sociétés américaines hiérarchisées

Pour les spécialistes, les figurines de San Isidro sont rattachées à un courant appelé « figures de Bolinas », ayant émergé durant la période Préclassique, qui s’étend de 2500 avant J.-C. à 200 de notre ère. Des datations au carbone 14 ont rapidement été effectuées après le prélèvement des poupées sur le site. Elles auraient été fabriquées à la main vers 410 ou 380 avant J.-C. Trois d’entre elles mesurent 30 centimètres, les autres entre 5 et 10 centimètres. Toutefois, les détails de leurs visages finement ciselés ne permettent pas d’établir concrètement les expressions qu’elles affichent.

Les figurines sont disposées de manière à former ce que les chercheurs appellent un « tableau ». Représentaient-elles des individus, des membres de la société s’étant établis dans le secteur ? Ou sont-elles le fruit de l’imagination de leurs concepteurs ? Les universitaires dressent des parallèles avec les lares et pénates, représentations de déités dans la Rome antique, ou les ushabti égyptiens, destinées à servir leurs maîtres dans l’au-delà. L’enquête historique mène les archéologues sur la piste des artisans ayant modelé les figures d’argile, sans qu’une réponse claire n’ait été formulée à ce jour.

D’autres artefacts analogues ont été exhumés au cours des dernières décennies le long des côtes du Salvador et du Guatemala. La similitude constatée sur des sites dispersés à travers plusieurs centaines de kilomètres laisse supposer la présence d’un tissu culturel fort durant les périodes Préclassiques moyennes et tardives. C’est aussi à cette période qu’émergentémergent des structures sociétales puissantes, par le biais des Olmèques au Mexique, ou encore des Mayas vers la péninsulepéninsule du Yucatán.

 

Le monde perdu des Mayas. © National Geographic, YouTube

Reste donc à comprendre si les créations et utilisations des poupées « Bolinas » s’inscrivaient dans des rituels propres à une société structurée, à une ère de transition en Amérique centrale.

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