Pourquoi les Français fuient-ils cet examen qui pourrait leur sauver la vie ?

paultensor
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Malgré les campagnes d’information sur l’importance du dépistage du cancer colorectal, les chiffres de Santé publique France montrent qu’un nombre trop important de Français renoncent à faire une coloscopie. Une étude commandée par la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE) met en lumière les causes de cette appréhension.

La France serait-elle devenue le mauvais élève européen en matièrematière de coloscopie ? C’est ce que semble indiquer les derniers chiffres délivrés par Santé publique France. Le taux de réalisation d’une coloscopie serait passé de 89 à 82,6 % en huit ans, alors que l’on considère le seuil de 85 % comme acceptable en Europe. Et ce n’est pas tout : après un test de dépistage positif (présence de sang dans les selles), le délai pour faire une coloscopie a augmenté de près de 20 jours, passant de 62 à 81 jours sur la même période.

Le cancer colorectal, un problème majeur de santé publique

Le sujet est pourtant grave. Le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes et troisième chez les hommes. Chaque année, 43 000 nouveaux cas se déclarent et 17 000 personnes en meurent. Grâce au programme national de dépistage organisé, il est pourtant possible de détecter et traiter plus tôt les lésions, et ainsi d’éviter les traitements lourds et les décès précoces.

Pourquoi les Français redoutent-ils autant la coloscopie ? Selon une enquête menée sur 1 000 personnes (qui avaient toutes déjà subi une coloscopie) par Vivactis Vivia pour la Société nationale française de gastrogastro-entérologie (SNFGE), différents freins sont évoqués.

La peur de la purge en première position

Quelque 21 % redoutent la préparation colique, cette phase qui comprend le suivi d’un régime sans résidu à démarrer un à trois jours avant l’examen et la prise d’une solution laxative la veille et 4-5 heures avant l’examen.

Pour 16 % des femmes et 4 % des hommes, c’est l’anesthésieanesthésie qui est pointée du doigt. Enfin, la crainte d’un diagnosticdiagnostic sombre est évoquée par 10 % des personnes interrogées.

Les résultats de l’enquête montrent par ailleurs que les hommes sont plus nombreux à redouter les résultats (86 %) que les femmes (78 %). Et si la majorité des personnes reconnaissent l’utilité de cet examen, elles sont 70 % à la trouver anxiogène. Point inquiétant : 45 % des répondants estimaient qu’une coloscopie n’est pas nécessaire en l’absence de symptômessymptômes, ce qui est largement faux.

Pour répondre à ces inquiétudes, la SNFGE a conçu une brochure d’information abordant de manière pédagogique tous les aspects de la coloscopie. Il s’adresse en priorité aux personnes dont le résultat au test immunologique de recherche de sang dans les selles (FIT) est positif… et qui doivent maintenant faire le grand saut !

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