le cocktail explosif qui fait débat

paultensor
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L’intervention rocambolesque d’Elon Musk à la dernière convention annuelle des conservateurs américains soulève de nombreuses interrogations. Son aveu récent sur sa consommation régulière de kétamine a suffi à lancer la polémique. Mais qu’en est-il réellement de cette substance psychoactive, de plus en plus utilisée en dehors de son cadre médical ?

Elon MuskElon Musk fait de nouveau parler de lui ! Lors de la convention annuelleannuelle des conservateurs américains (CPAC), en février dernier, le milliardaire est apparu sur scène, une tronçonneuse à la main, devant une foule enthousiaste. Cette mise en scène a immédiatement suscité de vives réactions, notamment en France, où Claude Malhuret, sénateur français et ancien médecin, a qualifié Musk de « bouffon sous kétamine ».

Cette déclaration cinglante remet sur le devant de la scène l’aveu du patron de TeslaTesla et X concernant sa consommation de kétamine pour traiter des épisodes dépressifs et soulève de nombreuses questions sur les effets et les dangers liés à son utilisation en dehors du cadre médical.

Qu’est-ce que la kétamine ?

La kétamine, également connue sous le nom de K, ké, kéta ou encore Ket, est principalement utilisée en milieu médical comme anesthésique général, notamment en chirurgie vétérinairevétérinaire. Depuis quelques années, elle est également employée comme antidépresseur chez les patients résistants aux traitements traditionnels, grâce à ses effets rapides sur l’humeur. Cependant, son usage thérapeutique doit être encadré et surveillé, car la kétamine peut engendrer des effets secondaires importants, tels que des troubles de la mémoire, des hallucinations ou encore une dissociation du corps et de l’esprit.

Les dérives de la consommation de kétamine

Si la kétamine peut être bénéfique lorsqu’elle est administrée correctement et sous supervision, son usage détourné, de plus en plus fréquent, soulève des préoccupations.

En milieu professionnel, certains cadres se tournent vers des substances psychoactives, comme la kétamine, pour améliorer leur créativité ou mieux gérer leur stress. Selon un article publié dans le journal Wired, certaines organisations vont même jusqu’à proposer des séances de coaching en leadership sous kétamine. L’idée est de favoriser un état dissociatif qui pourrait permettre aux dirigeants de surmonter des blocages créatifs ou émotionnels. Cette approche n’est pourtant pas sans risque. En effet, la kétamine altère la perception et la cognition, ce qui pourrait entraîner des prises de décision ou des comportements totalement irrationnels.

Classée comme substance hallucinogène, la kéta est également utilisée comme drogue récréative, le plus souvent sniffée sous forme de poudre dans les soirées festives. Selon les données de l’OFDT, l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, environ 2,6 % des 18 à 64 ans, en France, déclarent avoir déjà consommé de la kétamine au cours de leur vie.

La mort tragique de l’acteur Matthew Perry, célèbre pour son rôle de Chandler dans Friends, associée à une surdose de kétamine, nous rappelle l’importance de respecter les prescriptions médicales et de sensibiliser aux dangers des médicaments de manière générale, lorsqu’ils sont utilisés à des fins autres que celles pour lesquelles ils ont été conçus.

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