Une interruption d’un an de l’aide délivrée par l’agence des États-Unis pour le développement (USAID pour United States Agency for International Development) pourrait entraîner entre 71 000 et 166 000 décès supplémentaires causés par le paludisme, soit une hausse de 40 %.
Elle pourrait également causer une augmentation de 28 à 32 % des cas de tuberculose dans le monde et jusqu’à 28 000 cas de maladies infectieuses telles que celle provoquée par le virusvirus Ebola.
Déstabilisation à grande échelle
C’est ce qu’a indiqué Nicholas Enrich, l’administrateur adjoint par intérim de l’USAID, dans une note de sept pages adressée le 28 février 2025 au personnel de l’agence, selon l’agence de presse Reuters. Une demi-heure après avoir envoyé cette note, celui-ci a été démis de ses fonctions. Dans son mémo, Mr Henrich expliquait que le blocage des programmes « entraînera sans aucun doute des décès évitables, une déstabilisation et des menaces pour la sécurité nationale à grande échelle ».
L’administration Trump a annoncé la semaine dernière qu’elle comptait annuler près de 10 000 subventions et contrats d’aides étrangères d’une valeur de près de 60 milliards de dollars, ce qui équivaut à l’arrêt de 90 % du travail mondial de l’USAID.
Cette fermeture de l’USAID a été décidée dans le cadre des coupes budgétaires sans précédent décidées par le DOGE (Department Of Government Efficiency) d’Elon MuskElon Musk. La disparition de l’agence d’aide internationale a déjà plongé une multitude d’organisations humanitaires dans le chaos.