Incurable, le diabète de type 2 ? Pas si vous vous délestez (d’une grosse partie) de vos kilos superflus

paultensor
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Perdre 20 à 30 kilos quand on en pèse 100 pourrait permettre de se débarrasser définitivement d’un diabète selon une nouvelle étude. Et plus on perd de kilos, plus les chances de rémission sont élevées.

Pour guérir partiellement ou totalement d’un diabète de type 2 quand on est en surpoids ou que l’on souffre d’obésité, il existe une solution simple et radicale : se débarrasser de ses kilos superflus.

Une étude publiée dans The Lancet Diabetes & Endocrinology vient en effet de mettre en évidence que plus cette perte de poids est importante (au moins 30 % du poids corporel), plus on a de chance de mettre fin à son diabète.

Perdre du poids, bénéfique pour la régulation du sucre sanguin

Par le passé, plusieurs études ont démontré qu’une perte de graisse corporelle importante a un effet extrêmement puissant sur l’amélioration des paramètres biologiques du diabète de type 2, notamment les taux sanguins de sucre (glycémie) et d’hémoglobine glyquée (HbA1c).

De nombreux cas de rémissionrémission partielle ou total ont ainsi été ainsi mis en évidence. Mais jusqu’à présent, on ne savait pas si des facteurs tels que l’ampleur de la perte de poids, l’âge, l’indice de massemasse corporel (IMC), le nombre d’années de la maladie ou la prise d’insulineinsuline influençaient ces taux de rémission.

Des chercheurs de la Cornell University de Doha, au Qatar, ont décidé de creuser la question en analysant les résultats de 22 essais cliniquesessais cliniques menés sur des personnes diabétiquesdiabétiques soumises à un régime restrictif.

Plus on perd de kilos, plus on a de chance de mettre fin à la maladie

Leur constat : plus les personnes atteintes de diabète perdent de poids, plus les chances que leur maladie soit en rémission sont importantes.

Les calculs montrent que parmi celles qui avaient perdu 20 à 29 % de leur poids, la moitié étaient en rémission totale un an après. Et parmi celles qui avaient réussi à en perdre 30 % ou davantage, 8 sur 10 étaient en rémission totale. En revanche, parmi celles qui n’avaient perdu que 10 % de leur poids, moins de 1 % étaient en rémission après 12 mois.

Chez les participants guéris, les chercheurs ont constaté que les taux d’hémoglobine A1c et de glycémie à jeun étaient revenus à la normale, sans qu’ils aient eu besoin de recourir à des traitements anti-diabète.

Ainsi, pour chaque point de pourcentage de poids corporel perdu, la probabilité d’atteindre une rémission complète augmente de 2,17 %. Il existe donc une corrélation forte entre la perte de poids et la rémission. Et ni l’âge, ni le sexe, ni la duréedurée du diabète, ni l’utilisation d’insuline ne semble jouer de rôle dans cette rémission.

Une rémission partielle (taux d’hémoglobine A1c et de glucoseglucose à jeun « presque » revenus à la normale) a été observée chez environ 5 % des personnes ayant perdu moins de 10 % de leur poids corporel. Le pourcentage de personnes en rémission partielle a augmenté régulièrement avec une perte de poids plus importante. Les chercheurs ont calculé que pour chaque point de pourcentage de poids corporel perdu, la probabilité d’atteindre une rémission partielle augmentait de 3 %.

Le diabète, un problème majeur de santé publique

Plusieurs moyens existent pour diminuer drastiquement son poids : un régime hypocalorique sévère (600 kcal/jour durant deux mois, comme le préconise le protocole de Newcastle), une chirurgiechirurgie de l’estomacestomac (sleeve, bypass…) ou des analogues du GLP-1, comme l’Ozempic (sémaglutide). Tous ces moyens doivent être supervisés médicalement.

Les résultats de cette étude sont une excellente nouvelle. Le diabète de type 2 constitue, à l’échelle mondiale, un problème majeur de santé publique. Sa prévalenceprévalence ne cesse d’augmenter. En 2021, 537 millions d’adultes en souffraient dans le monde ; un chiffre qui pourrait monter à 783 millions en 2045 selon les projections de l’OMSOMS.

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