Depuis des millénaires, les traces laissées par les dinosaures fascinent les humains. Une évidence confirmée par des œuvres retrouvées au Brésil à proximité d’empreintes du Crétacé : les chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire utilisaient ces marques pour réaliser des gravures dans la pierre.
Les traces laissées par les dinosauresdinosaures semblaient déjà fasciner les populations préhistoriques du Brésil, si bien que ces dernières utilisaient des empreintes vieilles de plusieurs dizaines de millions d’années pour réaliser leurs propres formes d’art ! C’est le constat dressé par des chercheurs qui se sont rendus sur le site de Serrote do Letreiro, sur la pointe orientale du Brésil. Dans une étude publiée le 19 mars 2024 dans Nature, les spécialistes recensaient un certain nombre de pétroglyphes, observés sur des roches retrouvées dans la nature. À proximité, les marques de passage de dinosaures datant du CrétacéCrétacé étaient relevées, permettant aux scientifiques de dresser une association entre les deux occurrences.
Des pétroglyphes au royaume des sauropodes
En apparence, les glyphes adoptent des aspects rudimentaires et relativement indéchiffrables. Ces gravures archaïques découvertes en 1975, à proximité de la municipalité de Sousa, auraient été réalisées volontairement à cet endroit précis. La théorie défendue par les archéologues et paléontologuespaléontologues est assez simple : les populations locales se seraient inspirées des traces environnantes pour creuser les pierres. Les analyses établissent la date de création des œuvres aux alentours du VIIe millénaire avant J.-C. Des tribus semi-nomades de chasseurs-cueilleurs s’établissaient dans la région à cette période, laissant à leur tour leurs marques sur les reliefs.
Des traces de dinosaures à l’origine d’une représentation artistique ?
Le bassin de Sousa est un secteur riche d’histoire, car c’est ici qu’un important nombre de traces de sauropodes se sont fossilisées au cours des siècles. Une étude, publiée en 2013 dans Cretaceous Research, explique que ces traces creusées il y a environ 66 millions d’années seraient préservées grâce à la vie microbienne des sédimentssédiments.
Quant à la signification des glyphes, elle demeure énigmatique. Bien qu’ils puissent être purement représentatifs, les chercheurs évoquent la possibilité d’une représentation artistique, voire rituelle.