La disparition des dinosaures a changé le cours de l’histoire des Hommes… mais pas comme vous l’imaginez

paultensor
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À cause de leur taille démesurée, les dinosaures ont joué un rôle important sur les environnements forestiers. Mais à leur disparition, les choses ont bien changé. La densification de la végétation aurait ainsi entraîné le développement de gros fruits ! Une nouvelle étude nous explique ce mécanisme de cause à effet.

Il y a 66 millions d’années, les dinosaures se sont éteints dans le chaos environnemental créé par la chute d’un immense astéroïdeastéroïde. Leur disparition va laisser de nombreuses niches écologiques vacantes, que va rapidement s’approprier une autre famille d’animaux : les mammifères. L’extinction des dinosaures a donc marqué un tournant majeur dans l’histoire de la vie terrestre, comme la plupart des extinctions de masse, d’ailleurs. Mais celle-ci nous concerne directement, car elle aura permis aux mammifères d’évoluer et de se diversifier, jusqu’à donner naissance aux premiers primates, puis aux premiers Hommes.

Plus de dinosaures pour jouer les élagueurs

Dans cette histoire, un élément aurait d’ailleurs joué un rôle majeur dans l’évolution de certains mammifères. La disparition des dinosaures aurait en effet favorisé l’évolution des fruits, qui vont représenter la source principale de nourriture de nombreuses espèces, notamment les primates.

On sait en effet que les grands dinosaures herbivoresherbivores, comme les sauropodes, ont fortement influencé les écosystèmesécosystèmes du CrétacéCrétacé, notamment en abattantabattant des arbresarbres et en avalant d’énormes quantités de végétation. La taille moyenne des graines de plantes était alors petite, et les fruits étaient rares. Mais cet impact sur les forêts a disparu avec l’extinction des dinosaures. Durant le PaléogènePaléogène, les forêts sont ainsi devenues plus denses, empêchant la lumièrelumière de pénétrer jusqu’au sol. Des conditions qui ont poussé les plantes à produire des graines et des fruits de grande taille.

Une compétitivité accrue entre les plantes

Une théorie démontrée dans un nouvel article, publié dans la revue Palaeontology. Sur la base de modèles numériquesmodèles numériques, les chercheurs expliquent ainsi que ce changement est lié à une augmentation de la compétition pour l’accès à la lumière. Or, les plantes poussant à partir de grosses graines auraient un avantage dans cette compétition. De plus, le fait que les graines soient entourées d’une chair sucrée augmenterait leurs chances d’être ingérées et dispersées par les animaux.

Toutefois, les résultats ont montré des choses étonnantes. Le modèle suggère ainsi que vers 35 millions d’années, les graines ont commencé à redevenir petites. En cause : l’apparition d’animaux terrestres de grande taille pouvant à nouveau jouer un rôle sur l’environnement forestier, tel que le faisaient les dinosaures. Ces évolutions de la taille des graines, déjà remarquées dans les registres fossilesfossiles, pourraient donc s’expliquer non pas par des facteurs climatiques, mais bien par la taille des animaux présents.

Aujourd’hui, ces grands mammifères ont également disparu. La taille des graines aurait donc dû recommencer à croître. Mais la nature les a remplacés par une autre espèce, dont l’impact sur les forêts est bien plus dévastateur que celle des sauropodessauropodes : l’Homme !

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