Une découverte surprenante pourrait enfin révéler la vie ailleurs… et c’est très facile à tester !

paultensor
Lecture en 5 min
À propos des liens affiliés : Sur ce site, certains liens sont affiliés. Cela signifie que si vous cliquez et effectuez un achat, je peux recevoir une petite commission, sans frais supplémentaires pour vous. Je m’engage à recommander uniquement des produits et services que j’ai testés ou qui reflètent des standards de qualité élevés. Ces contributions me permettent de maintenir ce site et de continuer à partager du contenu qui vous est utile. Merci pour votre confiance et votre soutien !

Une fois admise l’idée qu’il puisse exister des formes de vie extraterrestres, reste à mettre en œuvre des moyens pour les détecter. Jusqu’ici, les scientifiques sont revenus bredouilles. Mais une équipe propose une nouvelle piste simple et abordable qui pourrait enfin nous apporter une réponse à LA question.

Cela fait désormais plusieurs décennies que les scientifiques cherchent très sérieusement des preuves que la vie existe ailleurs dans notre Univers. Certains – comme ceux du Seti Institute qui se sont lancés il y a 30 ans maintenant, presque jour pour jour – tendent les antennes des radiotélescopes vers l’infini dans l’espoir de capter un signal : la technosignature d’une civilisation extraterrestre. D’autres traquent des signes d’une activité biologique. Des traces physiques au sol. Un gaz accumulé dans l’atmosphèreatmosphère. Des biosignatures. Et voici que des chercheurs de l’université technique de Berlin (Allemagne) ouvrent en la matière une voie nouvelle. Celle de la chimiotaxiechimiotaxie.

Seti : recherche d’une vie extraterrestre

La chimiotaxie, c’est le mot que les chimistes utilisent pour désigner le fait que des cellules ou des organismes se mettent en mouvement en réponse à un stimulus chimique dans leur environnement. C’est le phénomène qui induit le mouvement des globules blancsglobules blancs vers une infection, par exemple. Mais il peut aussi bien être à l’origine d’un mouvement chez un microbe.

Pour bien comprendre, il faut, à ce stade, préciser que les scientifiques voient dans la motilitémotilité, une excellente manière de détecter la vie sur notre Terre. La motilité, c’est justement la faculté que des organismes peuvent avoir à accomplir des mouvements. Des mouvements qui peuvent les rendre mobilesmobiles. Et, après les biologistes, ce sont les astrobiologistes, ceux qui sont à la recherche de formes de vie extraterrestres, qui ont commencé à s’intéresser à la motilité.

C’est ainsi que les chercheurs de l’université technique de Berlin ont eu l’idée d’explorer le potentiel de la chimiotaxie en matière de détection de vie ailleurs dans notre Univers. Dans la revue Frontiers in Astronomy and Space Sciences, ils racontent ainsi comment ils ont découvert un moyen simple d’induire la motilité chimiotactique. Ils ont testé trois types de micro-organismesmicro-organismes et observé que tous les trois se déplacent vers une substance chimique, un acide aminéacide aminé du nom de L-sérinesérine. « Ce mouvement pourrait devenir un indicateur fort de la vie et pourrait guider les futures sondes spatiales lancées à la recherche d’organismes vivants sur d’autres planètes », expliquent les chercheurs.

Les chances que la vie ait existé sur Mars se réduisent

Pourquoi ? D’abord parce que les micro-organismes en question ont été sélectionnés pour leur aptitude à résister à des environnements extrêmes. Bacillus subtilisBacillus subtilis, par exemple, peut supporter des températures allant jusqu’à 100 °C. Pseudoalteromonas haloplanktis, à l’inverse, a été isolé en AntarctiqueAntarctique. Haloferax volcanii, enfin, vit plutôt dans des environnements hautement salins. Les deux premiers sont des bactériesbactéries. Le dernier, une archéearchée. Deux des plus anciennes formes de vie sur notre Terre. Et qui se déplacent différemment. Le tout laisse penser aux scientifiques qu’il est plausible que la L-sérine puisse attirer à elle de potentiels microbes extraterrestres. « Haloferax volcanii, notamment, pourrait être un bon modèle pour les types de vie que nous pourrions trouver sur Mars », assurent les chercheurs de l’université technique de Berlin.

Une méthode facile à mettre en œuvre

Et ce d’autant plus qu’ils ont adopté, pour leurs travaux, une approche simplifiée et abordable. Ne faisant appel à aucun équipement complexe. Seulement à une lame avec deux chambres séparées par une fine membrane. Placez les microbes d’un côté et la L-sérine de l’autre et vous pourrez observer les micro-organismes qui se déplacer vers la L-sérine à travers la membrane. Pas besoin non plus, donc, de puissants ordinateursordinateurs pour analyser les résultats.

Reste tout de même à adapter la méthode pour quelle puisse être appliquée dans le cadre d’une mission spatiale. À rendre l’équipement plus robuste, pour qu’il résiste aux conditions de voyage difficiles. À l’automatiser également, pour qu’il puisse fonctionner sans intervention humaine. Une fois ces difficultés surmontées, « cette approche pourrait rendre la détection de la vie extraterrestre moins coûteuse et plus rapide, ce qui aiderait les futures missions à accomplir davantage avec moins de ressources », concluent les chercheurs.

Partager cet article