ils savent quand ils savent quelque chose que nous ne savons pas

paultensor
Lecture en 3 min
À propos des liens affiliés : Sur ce site, certains liens sont affiliés. Cela signifie que si vous cliquez et effectuez un achat, je peux recevoir une petite commission, sans frais supplémentaires pour vous. Je m’engage à recommander uniquement des produits et services que j’ai testés ou qui reflètent des standards de qualité élevés. Ces contributions me permettent de maintenir ce site et de continuer à partager du contenu qui vous est utile. Merci pour votre confiance et votre soutien !

Savoir reconnaître que quelqu’un manque d’information, ce n’est pas donné à tout le monde. Jusqu’ici, les scientifiques pensaient même que cette aptitude était réservée aux humains. Mais il semblerait que des singes qui nous sont proches, les bonobos, savent également lorsqu’ils savent quelque chose que nous ne savons pas.

Comprendre que quelqu’un a besoin d’aide parce qu’il ne sait pas quelque chose, c’est une capacité plutôt sophistiquée, à tel point que les scientifiques la pensaient réservée aux humains. Mais des chercheurs de l’université Johns-Hopkins (États-Unis) montrent aujourd’hui qu’elle existe aussi chez les singes. Ou au moins, chez les bonobos, ce singe dont nous sommes génétiquement très proches.

Des singes qui donnent des indices du doigt

Dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, les chercheurs racontent comment ils ont observé trois bonobos mâles indiquer à un humain où étaient cachées les friandises qu’ils convoitaient. En attirant leur attention par des vocalises. Puis en les montrant du doigt. Mais uniquement lorsqu’ils savaient que l’humain en question, lui, ignorait où trouver lesdites friandises.

Dans la nature, déjà, des chercheurs avaient observé que les chimpanzéschimpanzés semblent vocaliser pour avertir leurs camarades ignorants de menaces, comme celle d’un serpent. Mais jamais encore l’expérience n’avait été reproduite en laboratoire. Et elle confirme donc à quel point les capacités intellectuelles des bonobos sont grandes.

Deux visions du monde en même temps

Les chercheurs soulignent en effet que leurs résultats suggèrent que les singes peuvent simultanément avoir deux visions du monde contradictoires dans leur esprit. Alors qu’ils savent parfaitement où se trouvent les friandises, ils savent également, dans le même temps, que la vision de l’individu face à eux sur la même situation n’est pas la même. Reste tout de même à explorer plus en profondeur les motivations des bonobos et la façon dont ils perçoivent l’esprit des autres. Afin de déterminer si, au-delà d’intervenir pour changer le comportement d’un autre individu, les singes sont aussi capables d’agir pour changer l’état mental ou les croyances d’un autre.

Partager cet article