Partout dans le monde, les lacs et les zones humides disparaissent. Excepté dans une région du monde, les scientifiques tentent de comprendre les raisons de ce phénomène à contre-courant du reste de la Planète.
Le plateau du Tibet est une zone au climat hostile : froid, sec et venté. Mais un processus étonnant est en cours depuis une trentaine d’années, la région se remplit de lacs ! La Nasa a publié une comparaison de photos entre le 1er août 2014 et le 11 août 2024. Le nord de la zone, dans les environs de Nyima et Qiemo, comportait quatre grands lacs en 2014, et quelques petites zones humides.
Dix ans plus tard, l’image n’a plus rien à voir : de multiples lacs sont désormais disséminésdisséminés un peu partout.
Le phénomène est constaté par les scientifiques depuis 1992 et ne semble pas vouloir s’arrêter. En 1991, le plateau du Tibet comptait 4 385 lacs, en 2023, le nombre de lacs s’élevait à 6 159.
Une partie du Tibet va finir par être submergée
La grande majorité de ces lacs sont des bassins endoréiques, des zones d’eau fermées qui retiennent l’eau et ne débordent pas vers des rivières ou océans. Comment expliquer une telle multiplication du nombre de lacs ? Les scientifiques avouent ne pas encore comprendre toutes les raisons.
Ces lacs se forment grâce aux précipitations, et leur maintien dépend ensuite du taux d’évaporation de l’eau, qui dépend lui-même des conditions météométéo (l’humidité de l’airhumidité de l’air), mais aussi de la quantité de neige tombée et de la fonte des glaces.
Certains scientifiques pensent que la hausse des précipitations est le principal contributeur, alors que d’autres estiment que la fonte du permafrost joue le rôle principal. Les projections climatiques effectuées jusqu’en 2100 montrent que le nombre de lacs va continuer à augmenter, au point de submerger de nombreux villages, des centaines de kilomètres de terresterres agricoles, ainsi que des routes importantes.