des chercheurs sont convaincus que l’évolution de la vie vers l’intelligence est naturelle

paultensor
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Une théorie largement répandue fait de la vie intelligente un évènement incroyablement improbable. Mais un nouveau modèle suggère aujourd’hui que le parcours n’a pas été aussi difficile que ça. Que l’humanité n’est pas si exceptionnelle. Et qu’il devrait donc exister d’autres civilisations intelligentes dans notre Univers.

Celui que les astronomesastronomes nomment le modèle « Hard Steps » décrit l’émergenceémergence d’une intelligenceintelligence de type humain sur notre Terre comme le résultat d’un ou plusieurs événements extrêmement improbables. Une manière, pour le physicienphysicien qui l’a imaginé dans les années 1980, Brandon Carter, d’expliquer pourquoi une forme de vie intelligente ne s’est pas développée sur notre Planète avant que notre Soleil ait atteint la moitié de sa vie. Il en conclut que la probabilité d’existence de formes de vie extraterrestre évoluées est extrêmement faible.

Notre Univers n’est peut-être pas le mieux loti pour développer une forme de vie intelligente

Mais une équipe internationale et multidisciplinaire de chercheurs avance aujourd’hui que notre humanité n’est peut-être finalement pas si extraordinaire que ça. Nous serions le résultat de l’évolution naturelle de notre Planète et de la vie qu’elle porteporte. Une évolution que d’autres planètes ont sans doute elles aussi suivie, donnant naissance à quelques formes de vie extraterrestres intelligentes.

Vie et intelligence : une question d’interactions naturelles

Dans la revue Science Advances, les astrophysiciensastrophysiciens et les géobiologistes impliqués suggèrent ainsi que l’émergence d’une forme de vie complexe pourrait être moins une question de chance que de l’interaction entre la vie et son environnement. Pour expliquer le développement de l’humanité jugé tardif par Brandon Carter, ils invoquent le fait que notre Terre a d’abord été pour le moins inhospitalière. Ainsi les étapes évolutives clés ne seraient devenues possibles que lorsque l’environnement de la Terre a atteint un état que les chercheurs qualifient de « permissif ». Lorsque son atmosphère s’est, par exemple, enrichie en oxygène. Un phénomène non pas chanceux, mais inscrit dans l’évolution naturelle pour une planète qui porte des organismes capables de photosynthèsephotosynthèse.

« Nous soutenons que la vie intelligente n’a peut-être pas besoin d’une série de coups de chance pour exister », explique Dan Mills, auteur principal de l’étude à l’université de Munich (Allemagne). « Les humains n’ont pas évolué « tôt » ou « tard » dans l’histoire terrestre, mais « à temps », lorsque les conditions étaient réunies. Ce n’est peut-être qu’une question de temps, et peut-être que d’autres planètes sont capables d’atteindre ces conditions plus rapidement que la Terre, tandis que d’autres planètes pourraient mettre encore plus de temps. »

Des « fenêtres d’habitabilité » qui s’ouvrent naturellement

Ainsi, au cours de l’histoire d’une planète, et en fonction de changements dans la disponibilité des nutrimentsnutriments, dans la température de la surface de la mer, dans les niveaux de salinité des océans ou encore dans la quantité d’oxygène dans l’atmosphèreatmosphère, il pourrait s’ouvrir séquentiellement des « fenêtresfenêtres d’habitabilité ». Et si notre Terre nous est récemment devenue hospitalière, ce ne serait que le simple résultat naturel de l’évolution de l’environnement.

Selon les chercheurs, l’erreur de Brandon Carter aurait pu être qu’il ne s’est posé la question de la vie que du point de vue de l’astrophysicien qu’il est. Eux, ont mis en commun la vision des physiciens et celle des géobiologistes pour développer une histoire plus nuancée de la façon dont la vie évolue sur une planète comme la Terre. Une histoire qui se déroule à une échelle de temps géologique, « parce que c’est le temps qu’il faut à l’atmosphère et au paysage pour changer », et non à une échelle de temps stellaire. L’idée est séduisante. D’autant qu’elle ouvre la porte à la possibilité qu’il existe de nombreuses autres formes de vie intelligente dans l’Univers. Mais ce nouveau modèle devra encore être testé plus précisément avant de pouvoir être validé.

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