Cent vingt-huit : c’est le nombre de satellites naturels de Saturne dont la découverte a été annoncée ce 11 mars. Avec les 146 satellites identifiés jusqu’alors autour de la géante aux anneaux, ce sont désormais 274 compagnons qui en sont connus.
Le 11 mars 2025, l’Union astronomique internationale a annoncé la découverte de 128 nouveaux satellites naturels de Saturne. La planète a ainsi désormais 274 satellites connus. « D’après nos projections, je ne pense pas que Jupiter rattrapera [Saturne] un jour », indique le chercheur principal de l’étude, Edward Ashton, chercheur postdoctoral à l’Institut d’astronomie et d’astrophysique de l’Academia Sinica (Taïwan).
Pour identifier ces 128 objets, les astronomesastronomes ont observé à plusieurs reprises le ciel autour de SaturneSaturne avec le télescope Canada-France-Hawaï entre 2019 et 2021, puis pendant trois mois consécutifs en 2023. Ces compagnons de la planète géante sont tous des satellites irréguliers qui « mesurent quelques kilomètres », précise Brett Gladman.
Le professeur au département de physique et d’astronomie de l’Université de la Colombie-Britannique explique que ces satellites « sont probablement tous des fragments d’un plus petit nombre de luneslunes initialement capturées, qui ont été brisées par de violentes collisions, soit avec d’autres lunes saturniennes, soit avec des comètescomètes de passage ». Un des principaux moteurs de cette recherche a été le nombre élevé de petites lunes par rapport aux grandes, qui serait dû à une collision survenue dans le système saturnien au cours des 100 derniers millions d’années.
« Avec la technologie actuelle, je ne pense pas que nous puissions faire beaucoup mieux que ce qui a déjà été fait pour les lunes autour de Saturne, d’UranusUranus et de NeptuneNeptune », conclut ainsi Edward Ashton.
Mike Alexandersen, du Centre d’astrophysique Smithsonian de Harvard (États-Unis), ajoute que, « à [sa] connaissance, personne ne travaille actuellement à la recherche sur le système de satellites jovienjovien. Rechercher la sphère de Hill de JupiterJupiter à une profondeur magnitudemagnitude limite] aussi importante nécessiterait beaucoup plus de temps, de télescope et de ressources de calcul ». L’équipe de recherche comprend également Jean-Marc Petit, de l’Observatoire de Besançon (France).