attention aux compléments alimentaires minceur

paultensor
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Les compléments alimentaires à base de plantes ne sont pas sans danger, alerte l’Anses. Bien que le Garcinia cambogia soit interdit dans les médicaments depuis 2012, il reste autorisé dans les gélules minceur utilisées pour la perte de poids. Or, un cas d’hépatite fulminante mortelle et plusieurs effets indésirables graves ont été signalés, notamment en interaction avec certains médicaments. Son principal actif, l’acide hydroxycitrique, est actuellement en cours d’évaluation des risques par l’EFSA. »

La quête d’une silhouette parfaite pousse de nombreuses personnes à se tourner vers des solutions « miracles », comme les compléments alimentaires à base de plantes. L’Agence nationale de Sécurité sanitaire (Anses) alerte sur l’une d’entre elles : la Garcinia cambogia.

Un cas d’hépatite fulminante mortelle ainsi que des effets secondaires graves liés à sa consommation ont déjà été rapportés. Garcinia cambogia est un arbrearbre dont le fruit ressemble à une petite citrouillecitrouille. Utilisé en phytothérapie, il est recherché pour son pouvoir d’absorption des glucides et des lipides.

Mais à la suite d’un cas d’hépatite fulminante mortelle et de plusieurs autres effets sévères signalés à son dispositif de nutrivigilance, l’AnsesAnses a engagé une expertise. Objectif : dresser un état des lieux des effets indésirables provoqués par la consommation de compléments alimentaires à base de Garcinia cambogia.

Attention aux interactions médicamenteuses

Résultat : 38 signalements ont été déclarés entre 2009 et 2024. L’agence a identifié également plusieurs interactions médicamenteuses de nature à entraîner une augmentation des effets indésirables ou une perte d’efficacité des médicaments.

« Ces effets peuvent se manifester chez des personnes ayant des antécédents de troubles psychiatriques, de pancréatite ou d’hépatite, ou atteintes de certaines maladies cardiométaboliques comme le diabètediabète, l’obésitéobésité, l’hypertensionhypertension, ainsi que chez des personnes traitées par des médicaments connus pour affecter la fonction hépatique, par des traitements antirétroviraux ou par des traitements antidépresseursantidépresseurs, rapporte l’Anses. Néanmoins, des effets sévères ont également été signalés chez des consommateurs sans aucun antécédent médical ».

Une réglementation qui induit en erreur

Comme le rappelle l’Anses, depuis 2012, la prescription et la délivrance de médicaments ou de préparations médicinales à base de Garcinia cambogia sont interdites en France. Pour les compléments alimentaires, en revanche, leur utilisation n’est pas proscrite. Les allégations santé associées à cette plante (contrôle du poids, réduction du stockage des graisses, diminution de l’appétit, régulation de la glycémie et du cholestérolcholestérol) n’ont jamais été scientifiquement validées. Elles bénéficient simplement d’un « statut transitoire » en attente d’évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des alimentsAutorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ce qui peut induire les consommateurs en erreur.

Le coupable est l’acide hydroxycitrique

Les effets amaigrissants supposés de la Garcinia cambogia sont attribués à l’acideacide hydroxycitrique (AHC) présent dans le fruit. C’est justement cette substance qui fait actuellement l’objet d’une évaluation des risques par l’EFSA, pouvant potentiellement conduire à son interdiction totale en Europe.

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