Une alternative au cannabis sans accoutumance ni effets secondaires ? C’est peut-être enfin possible !

paultensor
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Et si la douleur pouvait être soulagée sans effets secondaires ni dépendance ? Des chercheurs pourraient avoir découvert la solution dans un composé aux propriétés inédites.

Aujourd’hui, les opioïdes occupent une place importante dans le traitement de la douleur dans beaucoup de parties du monde, mais leur usage prolongé présente des risques importants de dépendance et d’effets secondaires.

Alors que le cannabis thérapeutique gagne en popularité, certains chercheurs se sont lancés dans la quête d’une alternative plus sûre et sans effet psychoactif. Une équipe de scientifiques de l’Université de Washington, à Saint-Louis, et de l’Université de Stanford pourrait avoir trouvé une ébauche de solution. Leur découverte, publiée le 5 mars dans la revue Nature, fait état d’un traitement anti-douleur innovant, sans accoutumance ni altération de l’esprit.

Une alternative au cannabis thérapeutique qui ne pénètre pas le cerveau

Le cannabis thérapeutique fonctionne grâce aux cannabinoïdes, des moléculesmolécules qui se lient à des récepteurs dans le corps, notamment dans le cerveau et les cellules nerveuses liées à la douleur. En se fixant sur ces récepteurs, ils peuvent modifier la perception de la douleur. Cependant, cet effet peut s’accompagner de changements d’humeur, de dépendance et d’autres effets secondaires indésirables.

Les chercheurs ont mis au point un composé qui imite les effets des cannabinoïdes naturels, mais avec une différence majeure : il ne traverse pas la barrière hémato-encéphaliquebarrière hémato-encéphalique, qui isole le cerveaucerveau du reste du corps. « Le composé que nous avons créé s’attache aux récepteurs de réduction de la douleur dans le corps mais il ne peut pas atteindre le cerveau. Cela signifie qu’il permet d’éviter les effets secondaires psychoactifs tels que les changements d’humeur et ne crée pas de dépendance car il n’agit pas sur le centre de récompense du cerveau », explique le professeur Susruta Majumdar, auteur principal de l’étude.

Des résultats encourageants chez les souris

Pendant les tests, les souris ont été injectées deux fois par jour avec le composé pendant neuf jours. Résultat : une diminution significative de la douleur chez les souris souffrant de blessures nerveuses et de migraines, le tout sans développer d’accoutumance.

Les chercheurs prévoient maintenant de poursuivre le développement de ce composé afin de le transformer en un médicament oral. L’objectif est d’entamer des essais cliniquesessais cliniques pour évaluer son efficacité chez l’humain. Si ces recherches aboutissent, ce médicament pourrait offrir une alternative révolutionnaire aux traitements antidouleur actuels, notamment dans le cadre de la gestion de la douleur chronique.

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