Le jour où un cyclone a fait 165 morts à la Réunion

paultensor
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L’île de la Réunion est frappée par un cyclone ou une tempête tropicale quasiment tous les ans, mais tous ces phénomènes cycloniques n’ont pas la même violence. De nos jours, si les alertes météo permettent à la population de se préparer et donc d’éviter de trop nombreuses victimes, ce n’était pas le cas avant les années 1990.

La saison cyclonique sur l’île de la Réunion s’étire de novembre à avril avec un pic d’intensité entre janvier et février. Le 27 janvier 1948, un cyclone tropicalcyclone tropical très intense a touché la Réunion, l’un des plus violents enregistrés, si ce n’est le plus violent de l’histoire moderne. À cette époque, il n’existait pas de mesures satellitaires et les stations d’observation météométéo étaient peu nombreuses. Il était donc difficile de connaître avec précision l’intensité du phénomène, mais les estimations s’orientaient vers des vents en rafales à plus de 300 km/h sur les hauteurs, et 250 km/h sur les côtes.

Selon le dossier départemental des risques majeurs de la Réunion, le centre de ce cyclone est passé à environ 30 km à l’ouest de l’île de La Réunion vers 4 heures du matin. Les pluies ont été torrentielles, engendrant des crues éclairs qui ont emporté des habitations et leurs occupants. Des coulées de boue se sont également produites, et des galets ont été projetés à très grande distance par les vents.

De nos jours, une alerte violette serait émise

Face à une telle violence, et sans alerte météo, la population a été prise de cours : 165 personnes sont décédées, dont 58 à Saint-Paul. Du jamais-vu depuis, les cyclones les plus meurtriers qui ont succédé à celui de 1948 sont le cyclone Jenny en 1962 (37 morts), et le cyclone Hyacinthe en 1980 (25 morts).

Des images d’époque témoignant de la catastrophe de janvier 1948. © Cyclones archives bassin confondu

Le passage du cyclone de 1948 a ravagé l’ouest de l’île, des villes comme Saint-Leu ont été détruites à 80 %, les cultures ont été dévastées et une grande partie du bétail a péri. Craignant une famine, l’armée a parachuté des vivres et médicaments les jours suivants.

L’état des villes le lendemain du passage du cyclone. © British Pathé

De nos jours, le niveau d’alerte cyclonique de l’événement de 1948 correspondrait à l’équivalent d’une alerte violette, le plus haut niveau possible. Depuis, aucun cyclone n’a été à l’origine d’autant de décès sur l’île de la Réunion.

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