Cette graisse invisible pourrait affecter votre santé sans que vous ne le sachiez

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La graisse musculaire cachée, un ennemi silencieux du cœur ? Une étude récente révèle son impact insoupçonné sur notre santé cardiovasculaire. Découvrez comment ce tissu adipeux invisible pourrait augmenter vos risques cardiaques, indépendamment de votre indice de masse corporelle. Une nouvelle piste pour prévenir les maladies cardiovasculaires ?

Au-delà de l’apparence extérieure, notre corps recèle des secrets qui peuvent influencer notre santé de manière inattendue. Une récente étude menée par des chercheurs du Brigham and Women’s Hospital met en lumièrelumière un facteur de risque cardiovasculaire méconnu : la graisse musculaire cachée. Cette découverte remet en question l’utilisation exclusive de l’indice de masse corporelle (IMC) comme indicateur de santé cardiaque et ouvre de nouvelles perspectives pour la préventionprévention des maladies du cœur.

La graisse intramusculaire : un danger insoupçonné

La graisse intramusculaire, également appelée tissu adipeux intermusculaire (IMAT), se trouve naturellement en petites quantités dans nos muscles squelettiques. D’un autre côté, son accumulation excessive peut avoir des conséquences néfastes sur notre santé cardiovasculaire.

L’étude, publiée dans l’European Heart Journal, a été menée sur 669 patients présentant des symptômes cardiaques mais sans maladie coronarienne obstructive. Elle a révélé que :

  • chaque augmentation de 1 % de la fraction de graisse musculaire entraîne une hausse de 2 % du risque de dysfonctionnement microvasculaire coronarien (DMC) ;
  • le risque d’événements cardiovasculaires majeurs augmente de 7 % pour chaque pourcentage supplémentaire de graisse musculaire ;
  • ces risques sont indépendants de l’IMC et d’autres facteurs de risque connus.

Ces résultats soulignent l’importance de considérer la composition corporelle au-delà du simple poids ou de l’IMC pour évaluer les risques cardiovasculaires.

Mécanismes et implications pour la santé cardiaque

Le Dr Viviany Taqueti, directrice du laboratoire de stress cardiaque au Brigham and Women’s Hospital, explique : « Comparée à la graisse sous-cutanée, la graisse stockée dans les muscles pourrait contribuer à l’inflammation et à l’altération du métabolismemétabolisme du glucoseglucose, conduisant à une résistance à l’insulinerésistance à l’insuline et au syndrome métaboliquesyndrome métabolique ».

Ces agressions chroniques peuvent endommager les vaisseaux sanguins, y compris ceux qui alimentent le cœur, ainsi que le muscle cardiaquemuscle cardiaque lui-même. Le tableau suivant résume les principaux effets de la graisse musculaire cachée sur la santé cardiovasculaire :

Effets de la graisse musculaire cachée

Conséquences sur la santé cardiaque

Inflammation

Dommages vasculaires

Altération du métabolisme du glucose

Résistance à l’insuline

Dysfonctionnement microvasculaire

Risque accru d’événements cardiovasculaires

Vers une nouvelle approche de l’évaluation des risques cardiaques

Cette étude remet en question l’utilisation exclusive de l’IMC comme indicateur de santé cardiovasculaire. Le Dr Taqueti souligne : « L’obésité est désormais l’une des plus grandes menaces mondiales pour la santé cardiovasculaire, pourtant l’indice de masse corporelleindice de masse corporelle – notre principal critère pour définir l’obésitéobésité et les seuils d’intervention – reste un marqueur controversé et imparfait du pronosticpronostic cardiovasculaire ».

Les chercheurs suggèrent que l’évaluation de la composition corporelle, notamment la quantité de graisse musculaire, pourrait offrir une meilleure prédiction des risques cardiaques. Cette approche pourrait être particulièrement pertinente pour les femmes, chez qui un IMC élevé peut refléter des types de graisse plus « bénins ».

Perspectives pour la prévention et le traitement

La découverte du lien entre la graisse musculaire cachée et les risques cardiovasculaires ouvre de nouvelles pistes pour la prévention et le traitement des maladies cardiaques. Les chercheurs recommandent :

  1. L’intégration de l’évaluation de la composition corporelle dans les examens de santé cardiovasculaire.
  2. Le développement de stratégies ciblées pour réduire la graisse musculaire cachée.
  3. La poursuite des recherches sur les mécanismes reliant la graisse musculaire aux maladies cardiaques.

Cette étude novatrice souligne l’importance d’une approche holistique de la santé cardiovasculaire, au-delà des simples mesures de poids ou d’IMC. En prenant en compte la graisse musculaire cachée, les professionnels de santé pourraient identifier plus précisément les personnes à risque et adapter les stratégies de prévention en conséquence.

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