Chronospedia, la première encyclopédie 3D collaborative dédiée à l’horlogerie

paultensor
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Les technologies de jumeaux numériques et d’intelligence artificielle permettent la sauvegarde de l’horlogerie française, un patrimoine artisanal mondialement reconnu.

 

Pour en savoir plus, retrouvez le podcast à l’origine de cet article dans Jeunes Pousses. © Futura

Cadran solaire, clepsydre, gnomon… L’humain cherche depuis longtemps à mesurer le temps. Au Moyen Âge, c’est même devenu un enjeu politique et religieux, puisque la maîtrise du temps permet de rythmer la vie des chrétiens et les puissants l’utilisent pour affirmer la suprématie de leur pouvoir. C’est d’ailleurs à cette période que naît l’horloge mécanique, du grec « hôra », c’est-à-dire « heure » et « legein » qui signifie « dire ». En France, on trouve trace du premier horloger français, Jehan l’Aulogier, en 1292. Depuis, un véritable art s’est développé dans le pays avec un savoir-faire en mécanique horlogère et mécanique d’art transmis de génération en génération, qui a même été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité le 16 décembre 2020 par l’Unesco.

Histoire : la naissance de l’horlogerie pour mesurer le temps

Un savoir-faire qui se trouve aujourd’hui confronté à un défi majeur, celui de sa transmission aux nouvelles générations. « Le risque est que dans 15-20 ans, on va parler d’archéologie horlogère », s’inquiète François-Simon Fustier, héritier d’une lignée d’horlogers dont il représente la quatrième génération et qui est devenu le premier Français Maître d’Art en Horlogerie par nomination du ministre de la Culture en 2019. « En France, on a quelque chose comme 34 935 communes, qui ont toutes au moins une horloge d’édifice à restaurer, à conserver, à protéger, à documenter. Et on ne parle que des horloges d’édifices, donc, si on n’apprend pas aux générations qui viennent comment faire des interventions simples de maintenance sur ce type de matériel, il va mourir. »

Pour sauver le savoir-faire et permettre la formation par l’expérience

François-Simon Fustier a donc fondé Chronospedia, la première encyclopédie 3D collaborative dédiée à l’horlogerie ancienne pour la médiation culturelle, la formation et l’archivage. Grâce à la contribution d’horlogers professionnels, de chercheurs et d’amateurs éclairés, elle permet de préserver de façon pérenne l’art de l’horlogerie grâce à l’archivage digital de manuscrits, de livres anciens, de cours, de publications de sociétés savantes, de thèses, de photos, de films et d’enregistrements, le tout soutenu par la modélisation 3D et la réalité étendue (XR).

Chronospedia a d’ailleurs collaboré avec le 3DExperience Lab de Dassault Systèmes pour créer des jumeaux numériques, à la fois pour gagner du temps, de la précision et surtout pour permettre la formation par l’expérience, comme l’appelle Valérie Ferré, vice-présidente de 3DExpérience Edu chez Dassault Systèmes, dont le programme de partenariat avec 40 000 écoles dans le monde permet à 8 millions d’étudiants de se former à des solutions qui vont être utilisées dans l’industrie. Selon elle, « on pense souvent à l’apprentissage au contact d’un maître mais c’est également l’apprentissage par l’expérience qui peut être une expérience virtuelle, qui vous permet de manipuler finalement dans le virtuel des objets pour mieux les comprendre ».

Article rédigé en partenariat avec Chronospedia et le 3DExperience Lab

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