« l’humanité est en train d’effacer l’Arctique de la surface de notre Planète »

paultensor
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En 2024, le réchauffement a atteint la barre des +1,5 °C. À cette allure, celle des +2,7 °C sera atteinte d’ici 2100. Et les conséquences seront énormes. Sur l’Arctique, notamment. La région sera méconnaissable, préviennent les chercheurs.

Sur les 195 États signataires de l’Accord de Paris sur le climat, seulement 10 ont livré leurs nouveaux engagements climatiques – ces engagements que les experts appellent « contributions déterminées au niveau national » (CDN) – dans les temps fixés par l’Organisation des Nations Unies (ONU) – soit avant ce 10 février 2025. Or, sur la base des engagements actuels, les climatologuesclimatologues estiment que les températures mondiales atteindront 2,7 °C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici la fin de ce siècle.

Un réchauffement de +2,7 °C aura d’énormes impacts sur l’Arctique

Dans un article de synthèse publié dans la revue Science, des chercheurs du National Snow and Ice Data CenterData Center (NSIDC, États-Unis) montrent comment ce réchauffement climatique va changer le visage de l’Arctique. La région se réchauffe déjà quatre fois plus vite que la moyenne. Alors, « nous nous attendons à y observer des impacts plus extrêmes que partout ailleurs, des impacts en cascade également », soulignent les scientifiques.

Pour nous dépeindre la région arctique telle qu’elle sera d’ici 2100 – si des actions urgentes ne sont pas mises en œuvre -, ils ont fait appel à des études existantes qui montrent un consensus sur les changements qui auront lieu autour du pôle Nord, et ce, sur trois zones spécifiques de l’environnement arctique : la glace de mer, la calotte glaciairecalotte glaciaire du Groenland et le pergélisol.

Ce qui se passe en Arctique ne reste pas en Arctique

Ainsi, les chercheurs prévoient des températures de l’airair qui dépasseront presque chaque jour de l’année les extrêmes préindustriels. Un océan Arctique libre de glace pendant plusieurs mois chaque été. Une calotte glaciaire du Groenland qui connaîtra plus d’un mois de températures de surface supérieures à 0 °C, soit quatre fois plus que durant la période préindustrielle. Un pergélisol de surface diminué de 50 % par rapport aux niveaux préindustriels.

Autant de tristes preuves que « l’humanité a désormais le pouvoir d’effacer des paysages entiers de la surface de notre planète ». « Il serait formidable que nous puissions prendre davantage conscience de ce pouvoir et de la responsabilité qui l’accompagne, car l’avenir de l’Arctique est véritablement entre nos mains », note Dirk Notz, professeur de recherche polaire à l’université de Hambourg et coauteur de l’étude, dans un communiqué du NSIDC. D’autant que ce qui se passe en Arctique ne reste pas en Arctique. La fontefonte de la calotte glaciaire entraînera, par exemple, une élévation plus rapide du niveau de la mer à l’échelle mondiale.

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