Des chercheurs ont découvert la plus vieille flèche empoisonnée connue du monde !

paultensor
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En Afrique du Sud, un os d’animal collecté dans une grotte il y a 40 ans cachait un secret. À l’intérieur, une pointe de flèche présente des traces de composants toxiques que les populations auraient pu utiliser à la chasse.

Loin de se contenter d’outils et d’armes primaires, les populations de la Préhistoire savaient se montrer inventifs et innovants. Une observation étayée lors d’une étude approfondie d’ossements retrouvés il y a 40 ans dans une grotte d’Afrique du Sud. Les chercheurs se penchaient notamment sur le fémurfémur d’une antilopeantilope, conservé par l’université de Witwatersrand. Des scientifiques de Johannesburg ont passé l’os au crible des analyses chimiques. Creux, le fémur abritait depuis plusieurs millénaires un artefact pour le moins fascinant, que les chasseurs auraient utilisé pour abattre plus facilement les animaux.

Pharmacologie et chasse à la Préhistoire

Dans une étude publiée sur iScience, le 20 décembre, et relayée sur le site Arkeonews, les universitaires ont déterminé que le fémur contenait des pointes de flèches. Après des expérimentations et des relevés chimiques, la présence de composants toxiques a été constatée à l’extrémité des pointes. De la strophanthine et de l’acide ricinoléique ont été appliqués, grâce à une mélange de plantes spécifiques. La combinaison de ces molécules provoque une réaction hautement toxique, l’organisme contaminé subissant alors un arrêt cardiaquearrêt cardiaque.

Des flèches empoisonnées, témoins d’échanges ?

L’étude relève les compétences des chasseurs de la Préhistoire africaine, les flèches datant d’environ 5 000 avant J.-C. Un autre élément suscite l’interrogation quant aux méthodes et aux échanges dans cette région du continent. Le fémur cachant les pointes était prélevé en 1983 lors de fouilles dans la grotte Kruger, située à l’ouest de Pretoria et au nord-ouest de Johannesburg. Si le secteur présente une grande variété de plantes, celles utilisées pour provoquer la réaction toxique ne pousseraient pas à proximité de la grotte.

Outre la prouesse pharmacologique, cette nouvelle découverte démontre que de possibles échanges existaient entre les communautés. Les plantes employées pour enduire les pointes de flèches auraient été « importées » d’une autre région. L’une des plus vieilles flèches empoisonnées au monde semble être le témoin d’un système d’interactions méconnus à travers le sud de l’Afrique.

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