Un nouveau traitement révolutionnaire contre les tumeurs trophoblastiques gestationnelles

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Une étude menée à Lyon révèle qu’une combinaison de chimiothérapie et d’immunothérapie permettrait de guérir 96 % des patientes atteintes d’une tumeur trophoblastique gestationnelle. 

Peut-on espérer un jour éradiquer totalement les tumeurs trophoblastiques gestationnelles ? C’est la question soulevée par une récente étude menée à Lyon qui met en lumièrelumière une avancée médicale majeure. En associant chimiothérapie et immunothérapie, les chercheurs des Hospices civils de Lyon, dont les travaux ont été annoncés par voie de communiqué, ont obtenu un taux de guérison record contre cette forme de cancer de la grossessegrossesse. Une découverte porteuse d’espoir pour les patientes concernées par cette maladie raremaladie rare, parfois résistante aux traitements classiques.

Qu’est-ce qu’une tumeur trophoblastique gestationnelle ? 

La tumeur trophoblastique gestationnelle (TTG) est une forme rare de tumeur, bénigne dans 90 % des cas, qui se développe dans le placentaplacenta durant la grossesse. Elle concerne environ 1 grossesse sur 1 000, en France, et peut survenir aussi bien en cours de grossesse, lors d’une fausse-couche ou après une grossesse normale. 

Elle se manifeste le plus souvent par des saignements et un taux anormalement élevé d’hormonehormone hCG dans le sang. Si certaines de ces tumeurs restent localisées à l’utérusutérus, d’autres peuvent se propager aux poumonspoumons ou à d’autres organes. Le traitement repose principalement sur une chimiothérapie à base de méthotrexate, avec un taux de guérison d’environ 70 %.

Il s’avère, néanmoins, que certaines patientes ne répondent pas au protocoleprotocole et nécessitent la mise en place d’une polychimiothérapie agressive, pouvant conduire à un risque élevé d’infertilitéinfertilité.

Trophamet : l’étude d’une bi-thérapie dans le traitement de la tumeur trophoblastique gestationnelle

Pour améliorer ce taux de guérison, une équipe de chercheurs des Hospices Civiles de Lyon, encadrés par les Professeurs Benoît You, oncologueoncologue, et Pierre-Adrien Bolze, chirurgien gynécologique, ont mis en place une étude cliniqueétude clinique, Trophamet, incluant 26 patientes porteuses d’une TTG. 

L’objectif de l’étude ? Étudier les effets de l’association d’une immunothérapie, l’avelumab en intraveineuse, et d’une chimiothérapie, le méthotrexate en intramusculaire sur des patientes résistantes à un traitement par chimiothérapie seule.

La méthodologie de l’essai clinique reposait sur : 

  • 1 injection de methotrexate un jour sur deux pendant une semaine, répétée toutes les deux semaines ; 
  • 1 injection d’avelumab au premier jour de chimiothérapie, donc toutes les deux semaines.

Le taux d’hCG, anormalement élevé lorsque la maladie est active, était mesuré chaque semaine.

Une avancée vers un traitement généralisé ?  

Les résultats de l’étude, présentée au congrès annuel de la Société européenne d’oncologieoncologie médicale en septembre 2024, ont dépassé les attentes en atteignant les 96 % de guérison, soit 25 patientes sur 26 totalement débarrassées de leur tumeur.

En prenant en compte une précédente étude, Trophimmun, qui était parvenue à guérir une patiente sur 2 atteintes de TTG résistantes à la chimiothérapie, ces nouveaux résultats suggèrent que l’association des deux thérapiesthérapies pourrait potentiellement permettre d’atteindre un taux de guérison de 100 %.

Grâce à ces résultats prometteurs, les chercheurs espèrent obtenir une autorisation de mise sur le marché et un remboursement de l’avelumab pour traiter les tumeurs trophoblastiques gestationnelles. La publication officielle de l’étude est attendue en 2025. Si cette bi-thérapiebi-thérapie est approuvée, elle pourrait révolutionner la prise en charge de cette maladie rare et préserver la fertilité des patientes concernées.

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