Les femmes parlent-elles vraiment plus que les hommes ? Une nouvelle étude tranche la question !

paultensor
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Les femmes seraient très bavardes. Cliché ou réalité scientifique ? Une étude au long cours apporte (enfin) une réponse. Et elle n’est pas nécessairement celle à laquelle vous vous attendez.

Les femmes sont plus bavardes que les hommes. De véritables « pipelettes » ! C’est ce que colportent de nombreuses cultures dans le monde. Mais qu’en dit la science ? Des études ont suggéré que les filles apprennent à parler plus tôt que les garçons. D’autres, que les femmes réservent une part plus importante de leur cerveau au langage. Les chiffres de 20 000 mots prononcés par une femme chaque jour contre 7 000 seulement par un homme ont même largement circulé. Des chiffres dont l’origine reste toutefois très obscure. Et puis, en 2007, des travaux menés par des psychologues ont affirmé que les hommes et les femmes disent à peu près le même nombre de mots par jour. Environ 16 000.

Hommes et femmes voient le monde différemment

Près de 20 ans plus tard, des chercheurs de l’université de l’Arizona (États-Unis) ont voulu aller plus loin. Mener la même enquête, mais sur un échantillon plus large et plus diversifié. Il faut dire que celui de l’étude de 2007 ne comportait presque que des étudiants de la ville d’Austin (Texas, États-Unis). Cette nouvelle étude publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology analyse quelque 630 000 enregistrements et intègre 2 197 personnes – soit quatre fois plus que celle de 2007 – originaires de quatre pays.

Certaines femmes parlent plus

Et la conclusion des chercheurs de l’université de l’Arizona est pour le moins nuancée. Ils avancent que les femmes au début ou au milieu de leur vie d’adulte, soit entre 25 et 65 ans, prononcent en moyenne 3 000 mots de plus par jour que les hommes du même âge. Environ 21 845 mots contre 18 570. Concernant les autres groupes d’âge, en revanche, aucune différence notablement n’est apparue.

« Si des facteurs biologiques comme les hormones en étaient la cause principale, une différence de genre importante aurait dû également être présente chez les adultes émergentsémergents. Si les changements générationnels sociétaux étaient la force motrice, il aurait dû y avoir une différence de genre progressivement croissante chez les participants plus âgés. Cependant, ni l’un ni l’autre n’était le cas, remarque Matthias Mehl, auteur principal de l’étude. Au lieu de ça, nous pensons que les différences liées au sexe dans l’éducation des enfants et les soins familiaux pourraient expliquer que les femmes entre 25 et 65 ans parlent plus que les hommes de cet âge. »

Des différences individuelles bien plus marquées

Les chercheurs notent toutefois qu’il peut apparaître des différences significatives entre les individus. Ils rapportent que leur volontaire le moins bavard – un homme – ne disait que 100 mots par jour alors que le plus bavard – toujours un homme – pouvait aller jusqu’à 120 000 mots ! « Nous, les humains, sommes bien plus différents individuellement que les deux sexes de manière systématique », souligne donc Matthias Mehl.

Autre constat des chercheurs de l’université de l’Alberta : entre 2005 et 2018, le nombre moyen de mots prononcés par jour est passé de 16 000 à environ 13 000. Pourquoi cette baisse ? Des travaux supplémentaires seront nécessaires pour le comprendre. Mais les psychologues suggèrent que les outils de communication numériquesnumériques pourraient ne pas y être étrangers.

En attendant d’en apprendre plus, Matthias Mehl a décidé de développer un outil de type « FitBit » qui mesurerait – sans en enregistrer le fond – les minutes de conversation des gens. « Je suis fasciné par l’idée que nous savons combien d’heures de sommeil nous devons passer, combien d’exercice nous devons faire, mais que nous n’avons aucune idée de la quantité de socialisation que nous sommes censés effectuer, justifie-t-il. Or il est clairement démontré que la socialisation est liée à la santé, au moins dans la même mesure que l’activité physiquephysique et le sommeil. » Parler plus nous garderait en bonne santé. Une bonne nouvelle pour certains… ou certaines d’entre nous !

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